10/07/2017

Genève, ville de sport et ville des sports !

Mardi 4 juillet, nous avons présenté à la presse, mon collègue en charge des constructions Rémy Pagani  et moi, la planification 2017-2030 du Conseil administratif, en matière d’investissements dans les infrastructures sportives.

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11:03 Publié dans Genève, sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sport, genève, centres sportifs, investissements, queue d'arve, bout-du-monde | |  Facebook

18/11/2011

La culture et le sport pris en otage à Genève ?

Les projets de fusion Ville-canton ou de dissolution de la Ville de Genève reviennent régulièrement dans l'histoire genevoise. Une partie de la classe politique cantonale semble avoir développé au cours des années une obsession à ce sujet qui relève plus de règlements de comptes que d'un réel projet politique.

Les plus récentes tentatives en la matière étant le projet de réforme institutionnelle du Conseil d'Etat de 1999 proposant une « scission » de la Ville de Genève en 8 communes, le projet de loi constitutionnelle du Grand Conseil de 2006 relatif à la réforme de la Ville de Genève qui s'inspire du projet de 1999, ou encore certaines idées de fusion administrative qui ont circulé à l'Assemblée constituante.

Partant du constat qu'une disparition de la Ville de Genève aurait très peu de chances de passer la rampe du scrutin populaire, de nouvelles stratégies se mettent en œuvre. Plutôt qu'un débat réellement démocratique, les tenants de cette obsession ont décidé d'étrangler la Ville par le biais d'une suppression massive de ses ressources financières.

A ce petit jeu, indépendamment du sort de la Ville de Genève, c'est toute la politique culturelle et sportive de la région qui est en danger !

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28/02/2011

Genève ville de sport, ville en mouvement!

 

Plus de 130'000 personnes sont membres d'un club sportif à Genève, soit plus d'un tiers de la population du canton. C'est impressionnant! Et on ne compte pas dans ce chiffre toutes celles et tous ceux qui se dépensent et s'activent sans nécessairement adhérer à un club.

Genève est réellement une région de sport, avec une offre très riche pour toutes et tous. Jusqu'à récemment, le sport ne constituait pas vraiment un enjeu politique, sauf pour certains dossiers emblématiques comme le Stade de Genève ou plus récemment la Patinoire des Vernets. Mais, comme le relèvent avec amusement les responsables des grandes fédérations sportives du canton, elles sont de plus en plus courtisées par les différents partis politiques ... et espèrent, à juste titre, que cet intérêt perdurera au-delà des élections municipales.

Le sport représente un réel enjeu de société, comme loisir qui rassemble au-delà des origines, des âges, des statuts sociaux, bien sûr! Mais aussi comme outil au service de la santé, de la cohésion sociale, de l'éducation, de la promotion de l'égalité hommes-femmes ou de l'intégration. Le sport est également un domaine qui génère de nombreux emplois directs et indirects.

 

De nombreux défis à relever

Aujourd'hui le risque consiste à croire que les responsables politiques chargé-e-s du sport peuvent se contenter de gérer les acquis, inaugurer les grandes manifestations ou féliciter les juniors qui se distinguent. Au contraire, les défis sont plus nombreux aujourd'hui que jamais.

Ainsi, par exemple, citons les installations sportives, utilisées très intensément, qui commencent pour certaines à monter des signes de vieillissement et de vétusté. Certains équipements sont saturés dans des disciplines comme la natation, le badminton, le tennis, le football ou encore l'escalade. L'enjeu du bénévolat est aussi considérable: Les clubs en vivent et, sans clubs, pas de formation de la relève et de mouvements jeunesse, pas de compétitions locales, pas de manifestations, bref pas de sport ! Si les pouvoirs publics devaient directement assurer le travail des nombreux bénévoles, la facture serait astronomique. Sans compter la perte de liens sociaux qui en résulterait!

 

Du sport pour toutes et tous

Une autre source de préoccupation importante est celle des liens avec le sport d'élite professionnel, lorsque des intérêts économiques sont en jeu, comme dans le cas du hockey sur glace ou du football. Heureusement, on n'oppose plus de manière simpliste sport d'élite et sport populaire, car on a compris qu'ils se complètent nécessairement, le sport d'élite inspirant le sport populaire, et ce dernier assurant la relève pour le premier. Mais les règles du jeu doivent être claires! Les collectivités publiques n'ont pas pour vocation de subventionner directement les salaires parfois mirobolants des joueurs professionnels. Leur rôle est d'assurer des conditions-cadres favorables aux clubs d'élite, notamment au niveau des infrastructures (patinoire, stade, etc.), et de soutenir financièrement la formation de la relève, junior et adulte. Ainsi, un GSHC ou un SFC pourront continuer à faire vibrer les cœurs des Genevoises et Genevois, dans de bonnes conditions, avec des budgets équilibrés et sans risquer un mélange malsain des genres.

 

Jouer en équipe

Ces dernières années la politique sportive s'est animée. Comme la culture, le sport reste, en Suisse, avant tout une responsabilité communale, ce qui permet une grande proximité avec les milieux sportifs. Manuel Tornare, magistrat en charge du sport en Ville de Genève, a initié plusieurs démarches prometteuses, dont celle d'une véritable concertation entre les communes afin de coordonner les politiques liées aux installations, à leur utilisation et aux subventions. Aujourd'hui, il n'est plus envisageable de développer en parallèle 45 politiques communales différentes des sports, sur le modeste territoire cantonal. Les communes et le canton doivent planifier ensemble de nouvelles infrastructures et mettre en commun des ressources pour leur financement et leur entretien. Il manque à Genève des installations comme une patinoire, une deuxième piscine olympique couverte, des terrains de squash, de badminton, de tennis, ou des murs de grimpe, pour ne citer que ces quelques cas. On doit imaginer aussi une utilisation plus intensive des installations existantes sur le plan des horaires de mise à disposition, ains que des petites installations de proximité favorisant la pratique du sport au quotidien. La tarification peut encore être améliorée pour favoriser l'accès des familles, et on pourrait offrir à chaque enfant atteignant 10 ans la première année de cotisation au club sportif de son choix. Il est temps de rassembler les forces et les compétences pour répondre aux besoins de la population de la région et de ne plus regarder son petit pré carré sans vision globale.

 

Gagner ensemble

De même, Manuel Tornare a lancé, avec les communes et l'Etat, le processus de créer une Fondation afin de favoriser à Genève l'organisation de grandes manifestations sportives et travailler de manière plus régulière avec le secteur privé. Ce processus a d'ailleurs contribué à sauver plusieurs manifestations dont, entre autres, le Marathon et le Triathlon de Genève. L'Etat, qui pendant des années, s'est désintéressé du sport, commence à changer d'attitude sous l'impulsion de Charles Beer et a initié un plan d'action pour le sport. Comme exemple d'une démarche très positive, citons celle en faveur du sport-études, soit la conciliation entre études scolaires et entraînement sportif pour des juniors prometteurs.

Des initiatives ont été prises afin de dynamiser les relations entre les Autorités et les fédérations et associations sportives, surtout dans le domaine des subventions. Les partenaires ont besoin de reconnaissance pour tout le travail effectué par les milliers de personnes qui s'engagent bénévolement tout au long de l'année. Ce travail ne fait que commencer, il est nécessaire de renforcer les liens et la collaboration pour mieux identifier les besoins et les réponses à leur apporter. Même si le bénévolat joue un rôle fondamental, l'argent est évidemment aussi vital. Sur impulsion des Socialistes et de leurs deux représentant-e-s actuel-le-s au Conseil administratif, Manuel Tornare (ministre des sports) et Sandrine Salerno (ministre des finances), les subventions ont été indexées (avec un effet de rattrapage) dans le cadre du budget 2010 de la Ville de Genève, ce qui a représenté 3% d'augmentation.

 

Le sport, une discipline politique d'avenir!

Ces prochaines années, la question de la place du sport dans l'accueil continu à l'école sera au cœur de nos préoccupations. Milieux sportifs, Etat et communes (notamment la Ville de Genève) devront naturellement et solidement travailler main dans la main, et répondre ainsi au vote des Genevoises et Genevois qui se sont prononcés en novembre dernier. Cette démarche implique nécessairement un partenariat élargi, incluant aussi les maisons de quartier, les associations de parents d'élèves ou d'habitants, etc. Ceci m'amène à insister sur le potentiel encore insuffisamment reconnu et exploité du sport à Genève comme outil au service de la politique de la jeunesse ou au service de l'intégration.

Au vu des défis qui attendent le sport genevois, des initiatives déjà engagées, et de la motivation certaine des acteurs concernés, tous les ingrédients sont réunis pour que la politique sportive figure dans les principaux sujets de la prochaine législature! Je me réjouirais de servir pour une pareille aventure.

 

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25/02/2011

Promotion du hockey sur glace: pour une stratégie cohérente et crédible

 

Jeudi 24 février, Simon Brandt, conseiller municipal PLR, exprimait dans les colonnes de la Tribune de Genève son enthousiasme pour le hockey sur glace en général, et le GSHC en particulier. Cet enthousiasme est largement partagé à Genève et on ne peut que s'en féliciter. Mais lorsque les autorités prennent des décisions qui engagent l'argent du contribuable, il n'y a pas de place pour du bricolage ou des propositions bâclées. De plus, les autorités ont à cœur de satisfaire tous les besoins en matière de glace: patinage populaire ou artistique, curling, manifestations populaires (soirées « Disco on Ice » par exemple).

 

Limites de l'actuelle Patinoire

La vénérable Patinoire des Vernets, qui date des années 50, ne correspond plus aux impératifs d'un club de hockey sur glace qui veut pouvoir « régater » en ligue nationale A. Avec ses 6'800 places elle constitue la plus petite patinoire du championnat suisse de première division. Lorsque MM. Tornare et Pagani ont repris le dossier en main, en juin 2007, tout était bloqué: les relations entre le Genève Servette Hockey Club et la Ville étaient au plus mal, et le crédit de rénovation était en passe d'être refusé parle Conseil municipal. Leur intervention a permis de rétablir un climat sain de collaboration avec le GSHC, et de convaincre le Conseil municipal de voter deux crédits successifs, de plus de 13 millions de francs, ainsi que d'initier une démarche de mise en commun des efforts pour le mouvement jeunesse. Jusqu'à cette date la Patinoire ne disposait d'aucune loge VIP. La rénovation, terminée en septembre 2009, a permis d'en créer plusieurs, que le Club exploite pleinement. Toutefois, il est exact que cette étape n'a pas suffi pour permettre au Club d'atteindre son équilibre financier et, depuis, différentes options sont étudiées afin de résoudre ce problème. Une première modification a d'ailleurs été réalisée par le Club en décembre 2010, avec le feu vert de la Ville, améliorant les gradins des sièges situés en-dessous des loges. Ceci étant, il faut bien se rendre compte que la Patinoire actuelle atteint clairement ses limites. De plus, le GSHC et la Ville sont soumis, évidemment, aux autorisations délivrées par l'Etat, soit par le biais du DCTI, département de M. Mark Muller. Ce département se montre très pointilleux, sur la base des normes en vigueur pour la construction, la sécurité et la protection du patrimoine, ce qui prend nécessairement du temps.

 

Infrastructure et promotion du hockey en général: destins liés!

La question de l'infrastructure va de pair avec l'ensemble des mesures concernent de près ou de loin la promotion du hockey sur glace à Genève, notamment la formation de la relève et le subventionnement du mouvement jeunesse, et la promotion des sports de glace en général. Sur la question des subventions au mouvement jeunesse « Genève Futur », je relève que le groupe PLR au Conseil municipal était divisé lors de la séance plénière du Conseil municipal le 16 février 2011: les radicaux plaidaient pour un versement immédiat des subventions et les libéraux soutenaient la position du Conseil administratif, sous l'égide de Manuel Tornare, posant d'abord des exigences en matière d'efficacité, de rigueur et de transparence. Comment peuvent réagir d'autres disciplines sportives si on renonçait dans ce cas aux exigences les plus simples alors que des montants considérables sont en jeu? Ce dossier fournit d'ailleurs l'occasion d'une clarification des règles du jeu en matière de soutien public du sport d'élite, ce qui est bénéfique.

 

L'enjeu: une nouvelle Patinoire

En ce qui concerne la patinoire, à part quelques mesures correctives, à étudier et réaliser en collaboration avec le GSHC, il ne fait pas de sens d'investir encore des montants considérables dans l'enceinte actuelle , ce qui relèverait de l'acharnement thérapeutique. Le GSHC ne le demande plus d'ailleurs. La priorité va à la construction d'une nouvelle patinoire, d'une capacité raisonnable (8 à 10'000 places), polyvalente, de préférence sur le site des Vernets, proche de l'actuelle. Elle pourrait faire l'objet d'un partenariat public-privé.

Seule une approche globale et cohérente garantira donc des solutions viables à long terme pour que le Genève Servette Hockey Club puisse jouer encore longtemps dans de bonnes conditions et que le public genevois puisse pleinement profiter de sa passion pour les sports de glace.

 

 

 

10:08 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : hockey, patinoire, sport, gshc | |  Facebook