10/07/2017

Genève, ville de sport et ville des sports !

Mardi 4 juillet, nous avons présenté à la presse, mon collègue en charge des constructions Rémy Pagani  et moi, la planification 2017-2030 du Conseil administratif, en matière d’investissements dans les infrastructures sportives.

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17/03/2015

Les villes, moteur de Genève

A Genève, près de 85% de la population cantonale réside dans les 14 communes genevoises qui ont plus de 10'000 habitant-e-s et/ou une densité de plus de 1500 habitant-e-s au km2. Pourtant, individuellement, elles n’ont droit qu’à une voix comme toutes les autres communes à l’Association des communes genevoises (ACG), et cumulées, qu’à un tiers des voix, y compris pour des dossiers essentiels comme la réforme de la répartition des compétences entre canton et communes, où l’ACG est censée représenter équitablement (et pas égalitairement) toutes les communes.

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16/09/2014

Genève bouchée: voter avec sa tête, pas avec ses tripes!

Habitant et travaillant au centre-ville pour la plupart du temps, j’effectue de nombreux trajets au cœur de la cité, et ne peux que partager le constat amer d’une ville souvent saturée par un trafic motorisé beaucoup trop dense, générant pollutions sonores et atmosphériques, stress, frustration et pertes de temps. Selon le sondage publié ce jour par la Tribune de Genève, 53% de leur panel de lectrices et lecteurs disent vouloir voter pour le projet de la Traversée de la Rade, sur la base de ce constat je suppose. Et en même temps la majorité de ce panel admet que la facture posera un sérieux problème en matière de priorités pour les investissements publics.

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02/08/2014

Discours du 1er août

Discours prononcé à l'occasion de la célébration de la fête nationale organisée par la Ville de Genève au parc La Grange.

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01/06/2014

1814-2014: regarder le passé, fonder l'avenir

Discours prononcé le dimanche 1er juin au Port Noir, à l'occasion de la célébration du bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération helvétique, et notamment du débarquement le 1er juin 1814 de troupes fribourgeoises et soleuroises pour venir appuyer Genève et marquer ses liens avec la Suisse.

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08/10/2013

Etats généraux des musées

La semaine passée a eu lieu le colloque des Etats généraux des musées, processus réunissant l'ensemble des musées publics et privés genevois.

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13/06/2012

Réforme des régies publiques : un danger pour le service public et la transparence !

 

Le 17 juin les Genevoises et les Genevois doivent voter sur de nombreux sujets importants, sans oublier l'élection partielle pour le Conseil d'Etat, dont l'enjeu paraît évident : restaurer la capacité du gouvernement à agir pour le bien général et la cohésion sociale à Genève, en lui donnant une majorité solidaire, ce qui signifie choisir Anne Emery Torracinta, femme intègre, compétente et engagée.

Mais dans ce billet, je souhaite surtout attirer l'attention sur l'un des objets les plus importants soumis en votation, la réforme de la gouvernance des établissements publics « Loi sur l'organisation des institutions de droit public » (L 10679), qui concerne des institutions essentielles, comme les SIG, les TPG, l'Aéroport, mais aussi de nombreuses institutions sociales, comme l'Hôpital ou l'Hospice général, ou culturelles, comme la FONDAMCO, qui chapeaute le Musée d'art moderne et contemporain.

 

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14/02/2011

Arrêtons les guerres fiscales, investissons pour Genève !

 

Ce dimanche 13 février, le projet d'amnistie fiscale a été refusé par 53% des Genevoises et Genevois ayant voté, soit une belle victoire pour les opposants à ce projet excessif. Mais ce résultat, plutôt serré, doit nous interpeller à gauche, par rapport à l'image de l'impôt en général et aux prochains débats fiscaux. Certes, ce qui compte c'est la victoire, courte ou pas. Une amnistie qui allait beaucoup trop loin en récompensant les fraudeurs, au mépris des contribuables qui paient honnêtement leurs impôts, est ainsi rejetée.

Les résultats en Ville de Genève, avec 58% de refus, sont nets et donc encourageants. Sur 17 arrondissements électoraux de la Ville de Genève, 14 ont refusé le projet, même si c'est parfois de justesse. C'est d'autant plus méritoire que le projet était largement soutenu, par l'Entente bien sûr (radicaux, libéraux et démocrates-chrétiens), mais aussi par le MCG et l'UDC. Ainsi, les Socialistes et ses alliés de l'Alternative ont su convaincre près de 6 électrices et électeurs sur 10 en Ville. Les résultats sont similaires à Vernier, Meyrin, Lancy, Onex ou Carouge, par exemple. On retrouve ainsi à Genève un clivage villes-campagne, semblable au clivage de plus en plus fréquent sur le plan des votations fédérales, qui prend le dessus sur le clivage habituel du Röstigraben. Les villes votent de manière plus progressiste que la campagne, et ceci s'accentue (on le voit bien avec l'initiative sur la protection face à la violence des armes). Je relève au passage que le MCG confirme sa contradiction fondamentale entre son discours soi-disant en faveur des Genevoises et Genevois modestes et sa politique réelle, une vraie politique de droite dure.

 

Démantèlement fiscal annoncé ?

Malgré tout, il y a des raisons de s'alarmer. Les résultats spécifiques de la Ville de Genève, ou des autres villes genevoises, ont une valeur symbolique, politiquement importante certes, mais sans signification réelle sur l'avenir du débat fiscal, vu que les règles du jeu ne sont pas municipales.

Ces règles sont essentiellement fédérales, puis cantonales. Aujourd'hui, dans le canton de Genève, nous avons déjà subi deux baisses d'impôt sur proposition de la droite (en 1999 et 2009), sans oublier la suppression de pans entiers de l'impôt sur les successions. Ces « cadeaux fiscaux » expliquent les difficultés budgétaires auxquelles le canton doit faire face. Et la prochaine bataille que veut mener la droite est celle de la suppression de la taxe professionnelle, recette importante pour de nombreuses communes (10% des recettes dans le cas de la Ville de Genève !). S'y ajoute la proposition adoptée par la Constituante, sur initiative de la droite, visant à supprimer purement et simplement la péréquation fiscale intercommunale, touchant là aussi essentiellement les communes urbaines, c'est-à-dire les villes genevoises. Cette péréquation, que de nombreuses villes en Suisse nous envient, permet de rééquilibrer les recettes fiscales  entre le lieu de domicile et le lieu de travail, et donc vers les villes qui ont les charges pour toute la population du canton (culture, social, sport, etc.).En 2003 j'écrivais dans une libre opinion parue dans la Tribune de Genève, alors que je siégeais au Grand Conseil, que la droite genevoise semblait plus préoccupée par le fait de « mater » la Ville de Genève à majorité de gauche que par le bien-être du canton en général. Cette volonté semble toujours bien réelle. Elle aurait même tendance à se renforcer. De plus, si on en croit certaines informations, des nuages sombres s'accumulent à l'horizon en matière fiscale, en lien avec les pressions européennes sur la fiscalité des entreprises. Or les villes genevoises semblent être en première ligne pour subir l'effet de ces prochaines baisses, qui s'accompagnent d'un report de charges croissant de la Confédération vers les cantons, et par ricochet vers les villes, en matière sociale (exemple : baisse des prestations de l'assurance-chômage dès le 1er avril 2011 = augmentation des charges sociales pour les cantons et des villes).

 

Oui à une amnistie fiscale raisonnable aussi favorable à la classe moyenne

Pourtant un projet plus raisonnable d'amnistie fiscale aurait pu passer la rampe, le score de ce dimanche en est l'indicateur le plus sûr. Le principal défaut stratégique de ce projet était qu'il ne pouvait bénéficier qu'aux revenus élevés. Si la droite avait accepté de présenter un projet plus équilibré, et pensé aux petits revenus, la gauche aurait pu entrer en matière. L'exemple du Jura a souvent été cité comme pouvant constituer une base de travail, mais une frange dure de la droite a préféré un vieux projet tessinois, passé aux oubliettes depuis.

Aujourd'hui, à Genève, les motifs d'inquiétude sur la situation socioéconomique se multiplient. On ne doit plus seulement citer les personnes déjà précarisées comme source de préoccupation, mais aussi une proportion importante de la classe moyenne. Celle-ci, tout en ne bénéficiant pas d'aides sociales, constate que les fins de mois deviennent de plus en plus rudes, entre les primes d'assurance-maladie qui n'en finissent plus d'augmenter, les loyers, les impôts, les fris de garde... Et la précarisation guette un nombre bien trop élevé de personnes et de familles dans cette catégorie. Les intérêts de ces contribuables ne sont plus du tout défendus par la droite classique, et encore moins par le MCG ou l'UDC. Une mesure raisonnable d'amnistie, bénéficiant aussi à ceux et celles qui se retrouvent en procédure de poursuite par exemple, aurait fait sens, politiquement, économiquement, socialement et éthiquement.

Mais la question de l'amnistie est finalement anecdotique sur le plan budgétaire. Ses partisans ont voulu nous appâter avec les recettes qui en découleraient, pour financer les prestations, mais au prix de quels sacrifices éthiques ? Et surtout pour un bénéfice unique ? Pour mieux justifier ensuite d'autres baisses fiscales ? Est-ce que les velléités de démantèlement fiscal vont-elles continuer ? Est-ce que la droite genevoise a-t-elle un projet pour Genève qui ne se limite pas à des cadeaux fiscaux pour les hauts revenus ?

 

Des investissements pour Genève plutôt que des guerres fiscales !

Force est de l'admettre, il est facile de vendre une baisse fiscale, en faisant miroiter le gain à court terme qui en résulte. Il est pourtant souvent modeste pour la plupart des contribuables. Les deux dernières propositions de baisse ont passé la rampe, alors que toutes les propositions de la gauche, visant une hausse fiscale ciblée sur les hauts revenus et/ou les grandes fortunes ont échoué. La gauche a un défi considérable à relever pour défendre l'impôt et le service public, et la droite pour arrêter de se faire plaisir avec des réductions d'impôts. Aujourd'hui, au vu des défis qui se posent à Genève, il est impératif de mettre fin aux guerres fiscales.

Genève a des besoins vitaux dans de nombreux domaines : logements, infrastructures, rénovation du patrimoine bâti, transports, enseignement, formation et perfectionnement, promotion du tissu économique local pour lutter contre le chômage, intégration, politique familiale, et bien d'autres domaines. Et je pourrais ajouter la liste des chantiers institutionnels, comme une meilleure organisation du territoire entre canton et communes, en prenant en compte la dimension régionale. Genève connaît une expansion économique et démographique très marquée, de plus en plus déséquilibrée, qui crée des tensions fortes, en matière d'emploi, de logement, de circulation, et qui met cruellement en évidence nos retards cumulés. La qualité de vie qui caractérise notre région est ainsi sérieusement menacée, du moins pour la plus grande partie des habitantes et habitants, qui n'auront plus les moyens d'en bénéficier, si Genève devient Monaco-sur-Léman. Pour tenter de combler ces retards, le fait de mener des guerres fiscales à répétition ne représente certainement pas la bonne approche. Aujourd'hui, toute proposition fiscale qui alimenterait un conflit polarisant gauche-droite est synonyme d'échec et de régression pour Genève, quel que soit le résultat en votation.

Que ce soit sur des mesures d'amnistie, sur une réforme de la taxe professionnelle, ou sur d'autres enjeux fiscaux, un débat ouvert et constructif est nécessaire et possible, à condition de l'aborder avec une réelle conscience de ces besoins et une bonne foi suffisante, pas en jouant les pyromanes ! La priorité, aujourd'hui, va incontestablement aux meilleurs moyens de réaliser les investissements nécessaires à l'avenir de Genève.

 

 

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10/02/2011

La fête est terminée, le combat continue!

48 heures sont passées, les commémorations du « jubilé » se sont terminées, on a eu droit à une émisison Infrarouge de la TSR et l'actualité s'intéresse déjà à autre chose. Le 7 février 2011, nous marquions les 40 ans du droit de vote des femmes. Je dis bien « marquions » et pas « fêtions », car il n'y avait franchement aucun motif de fête, alors que ce droit était dû depuis si longtemps ! Et il a fallu 20 de plus pour que le dernier bastion de résistance machiste, le canton d'Appenzell Rhodes Intérieures, s'incline enfin devant un ordre du Tribunal fédéral pour l'octroi du droit de vote aux femmes sur le plan cantonal. On ne peut que saluer le courage et la persévérance de celles, nombreuses, et ceux, nettement moins nombreux, qui se sont battu-e-s pour un droit pourtant évident dans toute société qui se veut démocratique. Et la Suisse est fière de sa démocratie soi-disant si ancienne !

Cette commémoration doit au moins nous servir à deux choses :

Premièrement, on peut et doit se rendre compte que dans un système politique comme la Suisse, il vaut vraiment la peine d'être persévérant et ne pas se laisser impressionner par un échec, comme l'ont aussi montré l'introduction de l'AVS ou celle de l'assurance-maternité. Ces victoires doivent nous soutenir dans le combat pour les droits civiques des étrangères et étrangers résident-e-s, par exemple, ou pour la régularisation des sans-papiers. Et il faut faire évoluer non seulement le droit mais aussi les mentalités, ce qui est un combat parfois bien plus ardu ! En effet, l'égalité en droit, étape indispensable mais non suffisante, ne protège malheureusement pas toujours assez contre les inégalités au quotidien, aussi bien en matière de sexisme que de racisme ou de discrimination socioéconomique.

Et deuxièmement, nous ne devons pas oublier que rien n'est définitivement acquis. Lorsqu'on entend les discours récents du ministre de la défense et de son parti sur la place des femmes dans la société, je constate à quel point cette lutte reste d'actualité. Sur de nombreux plans, symboliques et matériels, les discriminations entre hommes et femmes existent encore. Des dérapages récents et pernicieux, aussi bien dans le monde politique que dans la vie de tous les jours (par exemple dans les relations entre adolescent-e-s), nous incitent à rester très mobilisé-e-s !

Cet « anniversaire » est donc l'occasion de rappeler que la lutte pour l'égalité constitue un engagement constant, quotidien, dans tous les domaines, et que nous devons chacune et chacun y contribuer activement. L'égalité entre les sexes est de la responsabilité de toutes et de tous.

 

 

08:36 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : genève, égalité, vote, sexisme, discrimination | |  Facebook

19/01/2011

Chômage : un grand écart inacceptable !

Récemment (cf. article dans la TdG du 7 janvier 2011) on apprenait que le taux de chômage à Genève avait augmenté en fin d'année, en comparaison annuelle, pour passer à 6.3% ou 6.9% selon les méthodes de calcul. Genève occupe ainsi une bien déplorable première place du chômage en Suisse.

Un taux élevé de chômage dans une région en pleine croissance

Ce lundi 17 janvier, le directeur de l'Office cantonal de l'emploi, Monsieur Patrick Schmied, confirmait dans la Tribune de Genève l'existence d'un réel problème de chômage structurel à Genève, touchant surtout les seniors et les personnes peu qualifiées. En plus du taux élevé de chômage, il faut y ajouter toutes celles et tous ceux qui ont épuisé leurs droits à l'assurance-chômage et qui diminuent donc artificiellement les statistiques. Il faut aussi compter ceux et celles qui ont un emploi, mais à temps partiel en dessous de leur besoin, et donc sous-occupées. Ou encore ceux et celles qui ont un salaire tellement bas qu'ils ont même un nom pour les définir : les "working poors". Tout cela dans une agglomération genevoise où les coûts de la vie sont notoirement très élevés.

A-t-on le droit d'être fataliste face à cette situation ? Certainement pas, et j'imagine que personne ne prétendra vouloir baisser les bras. Mais, à un moment donné, il faudra bien se poser quelques questions (et trouver des réponses) sur le type de croissance économique que nous souhaitons pour Genève, respectivement celle que Genève peut assumer.

Genève est une des régions d'Europe les plus dynamiques, sur le plan des critères macroéconomiques: non seulement les effets de la crise de 2008-09 ont été moindres qu'ailleurs, même si des personnes ont perdu leur emploi, mais la région connaît un taux moyen de croissance à faire pâlir de jalousie de nombreuses autres régions, et continue à attirer de nombreuses entreprises pour implanter leur siège européen ou mondial. Champagne? Oui mais avec un goût très amer!!!

Quels motifs pour ce grand écart?

Les raisons de ce grand écart sont multiples : il y a certainement des problèmes de qualifications insuffisantes pour une partie des situations, dans un marché du travail de plus en plus concurrentiel et sélectif. Toutefois, il faut bien constater que, pour certaines entreprises hautement spécialisées, l'implantation d'une branche ou d'un siège à Genève se fait en « important » la plus grande partie du personnel depuis l'ancienne localisation : des revenus fiscaux supplémentaires, certes, de même que des dépenses supplémentaires en consommation courante dans l'économie locale, oui ! Mais aussi une aggravation de la pénurie du logement, du trafic en plus, et aucun apport substantiel à l'emploi local... Et dans certaines branches les réseaux de recrutement sont de plus en plus globalisés et ne prennent pas en compte le marché local du travail plus spécifiquement que n'importe quelle autre source de recrutement. Quant à la concurrence salariale, elle est réelle, et prétendre que le dumping salarial est insignifiant relève de la naïveté.

Oui à l'ouverture ... mis accompagnée!!!

Nous avons voulu les accords bilatéraux et l'ouverture des frontières et je ne propose certainement pas de revenir là-dessus. Mais nous, socialistes, alliés aux syndicats, avions aussi lourdement insisté sur les mesures d'accompagnement, comme une lutte réellement active contre le dumping salarial, des mesures très actives de lutte contre le chômage (reconversions, aide à la recherche d'emploi, promotion économique endogène, etc.). Et aujourd'hui, pour une agglomération aussi ouverte économiquement comme l'est Genève, on peut sérieusement se demande si les mesures d'accompagnement sont suffisantes. Poser la question, c'est y répondre.

Il n'y a pas de baguette magique pour résoudre le problème du chômage mais il est tout aussi certain que la tension sociale va devenir considérable si des mesures plus fortes ne sont pas prises. Ceci est d'autant plus vrai avec l'entrée en vigueur de la loi révisée au 1er avril, qui risque fort de précipiter de nombreuses personnes au chômage en fin de droit vers l'assistance. On peut y ajouter les intermittents du spectacle, sujet sur lequel je reviendrai bientôt, comme victimes (parmi bien d'autres !) de cette loi révisée.

Des mesures efficaces contre le chômage

Si on veut éviter une explosion sociale, il devient urgent de dépasser les mesures palliatives et statistiques, et d'investir réellement des moyens importants dans la reconversion et le soutien à la recherche d'emploi, la croissance économique endogène et la lutte contre le dumping salarial. Il est temps de reconstruire un véritable pacte pour l'emploi, alliant toutes les forces publiques, associatives, privées, pour résoudre ce problème ou tout au moins le diminuer nettement.

Face à l'implantation d'entreprises étrangères, il faut se montrer beaucoup plus actif pour négocier un taux plus important de recrutement sur le marché local du travail. Et lorsqu'on parle de marché du travail « local » il couvre toute la région. Aujourd'hui les principaux concurrents des « genevois » sur le marché du travail ne sont pas les savoyards ou les vaudois, mais des personnes venant des 4 coins de France et d'Europe, voire plus loin. On ne peut pas imposer d'embauches aux entreprises mais je suis sûr qu'on n'a pas épuisé toutes les capacités de persuasion forte dans ce domaine !!! S'il faut passer par des mesures fiscales incitatives ou dissuasives à l'encontre des entreprises qui « importeraient » la plus grande partie de leur personnel au moment de l'implantation ou dans les mois qui suivent, il faut l'envisager sérieusement ! Sinon les coûts induits, directs et indirects, de telles implantations risquent de dépasser les bénéfices, du moins dans la perception d'une partie de la population.

Non à Monaco-sur-Léman, oui à une région où chacun-e a sa place

Cette tendance confirme l'option que certains milieux semblent défendre, à savoir faire évoluer Genève vers une sorte de Monaco-sur-Léman, cité axée sur les services financiers et réservée à une petite couche privilégiée, le « reste » de la population étant progressivement rejeté vers la périphérie. Cette option n'est ni acceptable, ni viable. Et la combattre, intelligemment mais fermement, revient à réaffirmer le primat du politique sur l'économie, primat auquel je me permets de croire avec conviction !

Ce grand écart entre un nombre record de créations d'emploi et un taux de chômage très élevé mène tout droit à une dislocation sociale dangereuse. Il nourrit des frustrations (justifiées !) et sert de terreau fertile aux forces politiques qui ont décidé d'en faire leur beurre, la tactique du bouc émissaire, sans pour autant proposer de solution viable. Genève n'est pas une mégapole de 10-20 millions d'habitants qui peut faire semblant d'ignorer le sort d'une partie de sa population. C'est un canton où résident 450'000 personnes de toutes origines et situations, dans une agglomération de 800'000 habitantes et habitants en pleine croissance démographique, dont le destin sera commun ou ne sera pas. La cohésion sociale n'est pas qu'un luxe ou un fantasme d'idéaliste indécrottable, c'est une nécessité impérative pour la stabilité et la viabilité de cette région.

 

 

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