01/04/2011

Aujourd'hui 1er avril 2011, journée des farces et plaisanteries ?

 

Pour plus de 2'300 personnes à Genève, ce jour est synonyme d'une très mauvaise farce, d'un poisson d'avril de mauvais goût. Aujourd'hui entre en vigueur la 4ème version révisée de la loi fédérale sur l'assurance-chômage (LACI). Cette révision ayant été adoptée en votation populaire sur le plan national le 26 septembre de l'année passée, l'on ne peut que s'incliner. Mais ce qu'avaient déjà dénoncé la gauche et les syndicats face à la campagne massive du patronat en faveur de la révision se confirme: la facture humaine et sociale sera très lourde pour de nombreuses personnes déjà inscrites au chômage ou qui devront s'y s'inscrire dès le 1er avril. Les principales victimes de cette révision seront les jeunes, notamment celles et ceux qui sortent de formation ou qui ont peu d'expérience professionnelle ainsi que les personnes de plus de 55 ans. Les personnes qui ont un parcours en dents de scie, déjà fragilisées dans un marché de l'emploi de plus en plus concurrentiel, seront aussi spécialement pénalisées.

 

A Genève, 2'300 chômeurs et chômeuses sur le carreau !

Le Conseil fédéral vient d'adopter l'ordonnance d'application de la nouvelle LACI. Pour 2'313 chômeurs et chômeuses genevoises cela signifie que leur droit aux indemnités va s'arrêter ou diminuer drastiquement du jour au lendemain. Le Conseil fédéral s'est montré intraitable. Sur la plupart des aspects, il a choisi la variante "dure", obéissant ainsi au Parlement qui a veillé à ce que la transition soit brutale et sans concession.

Aujourd'hui 1er avril, la magie statistique entraînera une baisse du taux officiel de chômage. En fait, elle signifie juste un transfert, du jour au lendemain, vers l'assistance sociale de nombreux chômeurs et chômeuses, jeunes ou âgé-e-s, une aggravation évidente de leur situation ! Et ce sera à l'Etat de Genève de prendre en charge les coûts supplémentaires induits par cet afflux vers l'assistance publique, l'Hospice général se prépare d'ailleurs tant bien que mal à cette forte augmentation de demandes de prise en charge, comme en témoignent les déclarations de ses dirigeants... La facture sera salée, il n'y a donc aucun motif de réjouissance dans cette baisse du taux de chômage officiel !

Mais ceci induit aussi un transfert de charges pour les grandes communes urbaines, comme la Ville de Genève, qui doivent maintenant tenter de soutenir ces personnes par des allocations ponctuelles, notamment pour les familles, les jeunes ou les seniors.

Déplacer le problème vers d'autres sans le résoudre n'est pas une approche acceptable. Les Genevois et Genevoises l'avaient bien compris en refusant massivement le 26 septembre dernier la 4ème révision de la Loi sur l'assurance-chômage (LACI) !

 

Et la suppression du RMCAS, par-dessus le marché !

Dans ce climat d'agression contre les personnes défavorisées, on doit condamner d'autant plus la décision du Grand Conseil de supprimer le Revenu minimal cantonal d'aide sociale (RMCAS), ce qui va aussi péjorer la situation de plusieurs centaines de personnes. Cette politique profondément antisociale ne fait que renforcer les tensions à Genève. Les élections du 13 mars dernier sont un signe clair du climat d'insécurité sociale : une frange de la population a décidé de donner sa voix à des partis xénophobes (MCG et UDC), ces mêmes partis qui ont contribué à démanteler les droits des chômeurs et des chômeuses et qui ont voté la suppression du RMCAS ! Dans ce canton où l'on compte près de 30'000 demandeurs et demandeuses d'emploi, dont 5'000 chômeurs et chômeuses de longue durée, ceci est tout simplement irresponsable !

 

La lutte contre le chômage : une responsabilité collective¨

Comme la CGAS (communauté genevoise d'action syndicale) et les Socialistes, je demande au Conseil d'Etat de prendre des mesures d'urgence, notamment par l'octroi de 120 nouvelles indemnités journalières cantonales de chômage pour les personnes touchées par la révision de la LACI. Et j'encourage celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait à signer le référendum contre la suppression du RMCAS !

 

15:16 Publié dans Genève et la Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, laci, rmcas | |  Facebook

28/01/2011

Nouvelle loi sur le chômage : dur dur pour les artistes !

Le 1er avril 2011, la révision de la Loi fédérale sur l'assurance-chômage (LACI) entrera en vigueur et conduira de nombreuses personnes dans la précarité, notamment les jeunes et les personnes de plus de 55 ans, en raison du durcissement substantiel des dispositions concernant plusieurs catégories de travailleuses et travailleurs. Cette révision aura ainsi des effets désastreux avec un transfert massif de personnes de l'assurance-chômage vers l'assistance publique.

Parmi les personnes les plus touchées par cette révision figurent les « intermittent-e-s du spectacle », c'est-à-dire les personnes exerçant de manière irrégulière et souvent à temps partiel une activité d'artiste (que ce soit dans la musique, le théâtre, la danse, etc.), parfois sur une base saisonnière.

La nouvelle loi induit un allongement des durées de cotisation nécessaires pour avoir droit aux indemnités journalières et une réduction de la durée de celles-ci, pour différentes catégories de personnes. Les délais d'attente et les périodes de cotisation exigées seront nettement plus longues (durée de cotisation de 18 mois sur deux ans, au lieu de 12 mois sur deux ans de cotisations dans l'ancienne loi).

Dans une société où la tendance au travail temporaire et à temps partiel augmente, cette nouvelle approche est néfaste. Dans le cas des artistes, où la rémunération se fait souvent aussi au cachet, c'est plus particulièrement le cas.

Artistes à l'assistance publique le 1er avril ? Un très mauvais poisson d'avril !

Depuis la votation référendaire du 26 septembre 2010, les représentant-e-s des intermittent-e-s en Suisse romande (Syndicat suisse romand du spectacle SSRS, Action intermittents, et d'autres), avec l'appui notamment du Conseil administratif de la Ville de Genève, essaient d'obtenir au moins des dispositions particulières et des mesures concrètes de la part des pouvoirs publics afin d'éviter une sérieuse aggravation de leur situation au 1er avril.

Concrètement, un grand nombre d'artistes se retrouveront à l'assistance publique dès cette date, du jour au lendemain, et donc fortement précarisés. A terme, le résultat pourrait être une division de la culture en deux mondes distincts et inégaux, avec d'une part une minorité d'artistes engagés sur une base relativement stable dans de grandes institutions financièrement bien dotées, et d'autre part un appauvrissement des autres activités culturelles faute de conditions d'emploi minimalement acceptables, réduisant ainsi la diversité et la richesse dans le domaine culturel. On freinera ainsi aussi fortement les vocations et donc la relève, entraînant une baisse qualitative et quantitative de l'expression artistique.

Les non-réponses du Canton sont inquiétantes

L'Etat de Genève avait pourtant, avant la révision de la LACI, témoigné un intérêt pour la situation des intermittent-e-s sur un plan plus large (précarité du financement des retraites, par exemple) en mettant en place un groupe de travail mixte (début 2010) à ce sujet. Toutefois, ce groupe a produit un rapport ... et il n'y a pas encore eu de suites à ma connaissance.

Plus récemment, François Longchamp, ministre de l'emploi du canton de Genève, admettait dans le Courrier (édition 28 décembre 2010) ne pas savoir combien de personnes seraient touchées dans le canton de Genève par les effets de cette révision. Rappelons que son parti (radical) avait très activement soutenu la révision de la loi sur le chômage au niveau suisse (avec l'appui massif du patronat, qui y a consacré des moyens considérables). Ce flou est inadmissible. Non seulement le Conseil d'Etat doit exiger de Berne des informations précises sur les personnes visées par l'introduction de la nouvelle loi mais doit également proposer des solutions et prévoir des moyens pour corriger ses conséquences les plus dramatiques.

Le fonds de soutien aux intermittent-e-s (alimenté de manière paritaire par le Canton et la Ville de Genève) a été, sous la pression de la gauche et à l'initiative de la Maire socialiste Sandrine Salerno, augmenté dans le budget 2011. Cela permettra de créer des emplois mais ne pourra pas corriger les pertes de revenus ou l'entrée à l'assistance publique. D'autres mesures concrètes doivent être prises urgemment !

Ces mesures sont de plusieurs ordres, et dépendent à la fois de la Confédération, du Canton et de la Ville.

Soutenir la proposition du Comité 12a

Sur le plan fédéral, le « Comité 12.a » (référence à l'article 12 alinéa a de l'ordonnance fédérale d'application de la loi fédérale), qui regroupe les nombreuses organisations soutenant les intermittent-e-s, propose justement le doublement des 90 premiers jours de cotisation (et non plus seulement les 30 premiers), adoucissant ainsi les effets pervers de l'allongement de la durée de cotisation dans le cas des intermittent-e-s du spectacle.

Ce Comité a porté cette proposition au niveau fédéral car l'ordonnance est actuellement en consultation. Cette proposition a été soutenue par Action intermittents et par les organisations professionnelles. Le Conseil administratif de Genève l'a également soutenue par le biais d'un courrier signé par Sandrine Salerno.

Le Conseil d'Etat ne peut, de son côté, se désintéresser de cette situation, sous prétexte que la politique culturelle est principalement du ressort de la Ville, alors même qu'il réclame un rôle accru dans ce domaine. Le gouvernement genevois est directement concerné, car il est responsable de la formation et la relève, sans compter ses responsabilités en matière de défense de l'emploi. Ce serait particulièrement cynique de ne pas prévoir des mesures compensatoires, selon ce qui figurera dans la version finale de l'Ordonnance fédérale d'application de la LACI révisée.

Des mesures multiples, un débat ncéessaire, des décisions urgentes

Différentes mesures sont envisageables à court, moyen et long terme. Certaines améliorent directement le statut social de l'artiste ; d'autres améliorent l'activité elle-même avec un effet positif sur l'emploi mais aussi sur la production et la diffusion des œuvres, voire la collaboration régionale, interurbaine et transfrontalière. La Ville de Genève, qui reste l'acteur le plus engagé de la politique culturelle à Genève, doit évidemment assurer un rôle très actif et le Conseil administratif a déjà témoigné de son engagement. Toutefois on attend aussi un engagement fort du Canton dans ce domaine. Parmi les mesures je citerai :

  • Prévoir des mesures compensatoires provisoires, à court terme, pour pallier aux effets immédiats de l'entrée en vigueur de la LACI révisée le 1er avril 2011 ;
  • Mettre en place une assurance « perte de gain » ad hoc pour toutes et tous les artistes, sous une forme ou une autre ;
  • Revoir le système de financement (aide financières pour les spectacles) afin de payer également le travail en amont et après les spectacles, ceci afin de prolonger la durée des cotisations des professionnels et des artistes ;
  • Collaborer avec les autres villes et acteurs (cantons, fondations, etc.) afin de soutenir la mobilité des artistes en dehors des frontières du canton (par exemple en favorisant les spectacles dans d'autres cantons) ;
  • Initier des partenariats avec d'autres Villes en matière de production artistique ou renforcer les partenariats existants entre institutions, la Ville jouant alors le rôle de facilitatrice ;
  • Favoriser la reprise des œuvres ailleurs dans le canton (et la région !) afin, d'une part, d'allonger la durée des œuvres et donc de l'emploi et, d'autre part, aller à la rencontre des publics dans les communes, ce qui a pour effet corollaire bienvenu de renforcer la démocratisation de l'accès à la culture.

Aucune mesure ne résoudra à elle seule le problème mais il est vital et urgent d'accélérer le débat sur les mesures à prendre qui concernent l'ensemble des partenaires, et de prendre des décisions concrètes.

Il y va de la grandeur et de l'épanouissement de la culture, sur le plan de sa richesse, de sa diversité, de sa qualité, et donc de la reconnaissance de son rôle fondamental pour toutes et tous.

 

 

09:44 Publié dans Genève, Genève et la Suisse, Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : artistes, intermittents, chômage, culture | |  Facebook

19/01/2011

Chômage : un grand écart inacceptable !

Récemment (cf. article dans la TdG du 7 janvier 2011) on apprenait que le taux de chômage à Genève avait augmenté en fin d'année, en comparaison annuelle, pour passer à 6.3% ou 6.9% selon les méthodes de calcul. Genève occupe ainsi une bien déplorable première place du chômage en Suisse.

Un taux élevé de chômage dans une région en pleine croissance

Ce lundi 17 janvier, le directeur de l'Office cantonal de l'emploi, Monsieur Patrick Schmied, confirmait dans la Tribune de Genève l'existence d'un réel problème de chômage structurel à Genève, touchant surtout les seniors et les personnes peu qualifiées. En plus du taux élevé de chômage, il faut y ajouter toutes celles et tous ceux qui ont épuisé leurs droits à l'assurance-chômage et qui diminuent donc artificiellement les statistiques. Il faut aussi compter ceux et celles qui ont un emploi, mais à temps partiel en dessous de leur besoin, et donc sous-occupées. Ou encore ceux et celles qui ont un salaire tellement bas qu'ils ont même un nom pour les définir : les "working poors". Tout cela dans une agglomération genevoise où les coûts de la vie sont notoirement très élevés.

A-t-on le droit d'être fataliste face à cette situation ? Certainement pas, et j'imagine que personne ne prétendra vouloir baisser les bras. Mais, à un moment donné, il faudra bien se poser quelques questions (et trouver des réponses) sur le type de croissance économique que nous souhaitons pour Genève, respectivement celle que Genève peut assumer.

Genève est une des régions d'Europe les plus dynamiques, sur le plan des critères macroéconomiques: non seulement les effets de la crise de 2008-09 ont été moindres qu'ailleurs, même si des personnes ont perdu leur emploi, mais la région connaît un taux moyen de croissance à faire pâlir de jalousie de nombreuses autres régions, et continue à attirer de nombreuses entreprises pour implanter leur siège européen ou mondial. Champagne? Oui mais avec un goût très amer!!!

Quels motifs pour ce grand écart?

Les raisons de ce grand écart sont multiples : il y a certainement des problèmes de qualifications insuffisantes pour une partie des situations, dans un marché du travail de plus en plus concurrentiel et sélectif. Toutefois, il faut bien constater que, pour certaines entreprises hautement spécialisées, l'implantation d'une branche ou d'un siège à Genève se fait en « important » la plus grande partie du personnel depuis l'ancienne localisation : des revenus fiscaux supplémentaires, certes, de même que des dépenses supplémentaires en consommation courante dans l'économie locale, oui ! Mais aussi une aggravation de la pénurie du logement, du trafic en plus, et aucun apport substantiel à l'emploi local... Et dans certaines branches les réseaux de recrutement sont de plus en plus globalisés et ne prennent pas en compte le marché local du travail plus spécifiquement que n'importe quelle autre source de recrutement. Quant à la concurrence salariale, elle est réelle, et prétendre que le dumping salarial est insignifiant relève de la naïveté.

Oui à l'ouverture ... mis accompagnée!!!

Nous avons voulu les accords bilatéraux et l'ouverture des frontières et je ne propose certainement pas de revenir là-dessus. Mais nous, socialistes, alliés aux syndicats, avions aussi lourdement insisté sur les mesures d'accompagnement, comme une lutte réellement active contre le dumping salarial, des mesures très actives de lutte contre le chômage (reconversions, aide à la recherche d'emploi, promotion économique endogène, etc.). Et aujourd'hui, pour une agglomération aussi ouverte économiquement comme l'est Genève, on peut sérieusement se demande si les mesures d'accompagnement sont suffisantes. Poser la question, c'est y répondre.

Il n'y a pas de baguette magique pour résoudre le problème du chômage mais il est tout aussi certain que la tension sociale va devenir considérable si des mesures plus fortes ne sont pas prises. Ceci est d'autant plus vrai avec l'entrée en vigueur de la loi révisée au 1er avril, qui risque fort de précipiter de nombreuses personnes au chômage en fin de droit vers l'assistance. On peut y ajouter les intermittents du spectacle, sujet sur lequel je reviendrai bientôt, comme victimes (parmi bien d'autres !) de cette loi révisée.

Des mesures efficaces contre le chômage

Si on veut éviter une explosion sociale, il devient urgent de dépasser les mesures palliatives et statistiques, et d'investir réellement des moyens importants dans la reconversion et le soutien à la recherche d'emploi, la croissance économique endogène et la lutte contre le dumping salarial. Il est temps de reconstruire un véritable pacte pour l'emploi, alliant toutes les forces publiques, associatives, privées, pour résoudre ce problème ou tout au moins le diminuer nettement.

Face à l'implantation d'entreprises étrangères, il faut se montrer beaucoup plus actif pour négocier un taux plus important de recrutement sur le marché local du travail. Et lorsqu'on parle de marché du travail « local » il couvre toute la région. Aujourd'hui les principaux concurrents des « genevois » sur le marché du travail ne sont pas les savoyards ou les vaudois, mais des personnes venant des 4 coins de France et d'Europe, voire plus loin. On ne peut pas imposer d'embauches aux entreprises mais je suis sûr qu'on n'a pas épuisé toutes les capacités de persuasion forte dans ce domaine !!! S'il faut passer par des mesures fiscales incitatives ou dissuasives à l'encontre des entreprises qui « importeraient » la plus grande partie de leur personnel au moment de l'implantation ou dans les mois qui suivent, il faut l'envisager sérieusement ! Sinon les coûts induits, directs et indirects, de telles implantations risquent de dépasser les bénéfices, du moins dans la perception d'une partie de la population.

Non à Monaco-sur-Léman, oui à une région où chacun-e a sa place

Cette tendance confirme l'option que certains milieux semblent défendre, à savoir faire évoluer Genève vers une sorte de Monaco-sur-Léman, cité axée sur les services financiers et réservée à une petite couche privilégiée, le « reste » de la population étant progressivement rejeté vers la périphérie. Cette option n'est ni acceptable, ni viable. Et la combattre, intelligemment mais fermement, revient à réaffirmer le primat du politique sur l'économie, primat auquel je me permets de croire avec conviction !

Ce grand écart entre un nombre record de créations d'emploi et un taux de chômage très élevé mène tout droit à une dislocation sociale dangereuse. Il nourrit des frustrations (justifiées !) et sert de terreau fertile aux forces politiques qui ont décidé d'en faire leur beurre, la tactique du bouc émissaire, sans pour autant proposer de solution viable. Genève n'est pas une mégapole de 10-20 millions d'habitants qui peut faire semblant d'ignorer le sort d'une partie de sa population. C'est un canton où résident 450'000 personnes de toutes origines et situations, dans une agglomération de 800'000 habitantes et habitants en pleine croissance démographique, dont le destin sera commun ou ne sera pas. La cohésion sociale n'est pas qu'un luxe ou un fantasme d'idéaliste indécrottable, c'est une nécessité impérative pour la stabilité et la viabilité de cette région.

 

 

13:37 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, croissance, genève, emploi | |  Facebook