15/09/2015

La Genève créative, innovante, durable et multiculturelle se présente à l’Exposition universelle de Milan

La Ville de Genève est présente à l’Exposition universelle de Milan, qui réunit du 1er mai au 31 octobre, 145 pays et de nombreuses organisations. Après le succès rencontré par le Pavillon commun des villes de Bâle, Genève et Zurich à l’Exposition universelle précédente de Shanghai en 2010, un renouvellement de cette collaboration fructueuse entre les pôles urbains de Suisse était une évidence. D’autant plus que rallier Milan ne nécessite pas de traverser les océans : à peine plus de trois heures de train y suffisent.

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31/05/2015

Donner un visage à notre ville

Ce 31 mai 2015, j’arriverai au terme de mon mandat de Maire de la Ville de Genève. Une année riche en rencontres, en échanges, en expériences fortes et en découvertes, une année passionnante. Une année qui a commencé le 1er juin 2014 avec un moment très fort, la cérémonie du Port-Noir qui prenait cette année-là une signification particulière puisque cela faisait exactement 200 ans que les troupes confédérées avaient traversé le Lac Léman pour marquer leur attachement à une République de Genève faisant partie de la Confédération Suisse.

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02/08/2014

Discours du 1er août

Discours prononcé à l'occasion de la célébration de la fête nationale organisée par la Ville de Genève au parc La Grange.

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01/06/2014

1814-2014: regarder le passé, fonder l'avenir

Discours prononcé le dimanche 1er juin au Port Noir, à l'occasion de la célébration du bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération helvétique, et notamment du débarquement le 1er juin 1814 de troupes fribourgeoises et soleuroises pour venir appuyer Genève et marquer ses liens avec la Suisse.

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13/05/2013

Pourquoi je voterai NON le 9 juin

Il y a presque deux ans, alors que je venais d’entrer en fonction comme Conseiller administratif en Ville de Genève, j’étais invité à intervenir dans le cadre des célébrations des 60 ans de la Convention de Genève relative aux statuts des réfugié-e-s. A l’époque, une marche symbolique avait été organisée, reliant à pied Genève, siège du Haut Commissariat aux réfugié-e-s (le HCR, créé la même année), à Lyon, suivant le chemin inverse des Huguenots à une époque où un-e habitant-e sur huit à Genève était réfugié-e.

Alors que nous allons voter le 9 juin prochain sur de nouveaux durcissements de la LAsi, loi sur l’Asile, dont on s’inquiétait déjà en 2011, je m’interroge aujourd’hui sur les véritables motivations de cette révision, mais surtout, sur les conséquences qu’elles entraîneront.

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01/08/2012

Suisse imaginaire - Suisse imaginée

C'est en lisant le petit entretien avec l'historien Thomas Maissen paru hier dans le journal « Le Temps » que m'ai venu l'idée d'un billet sur mon attachement à notre beau pays.

 

 

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01/04/2011

Aujourd'hui 1er avril 2011, journée des farces et plaisanteries ?

 

Pour plus de 2'300 personnes à Genève, ce jour est synonyme d'une très mauvaise farce, d'un poisson d'avril de mauvais goût. Aujourd'hui entre en vigueur la 4ème version révisée de la loi fédérale sur l'assurance-chômage (LACI). Cette révision ayant été adoptée en votation populaire sur le plan national le 26 septembre de l'année passée, l'on ne peut que s'incliner. Mais ce qu'avaient déjà dénoncé la gauche et les syndicats face à la campagne massive du patronat en faveur de la révision se confirme: la facture humaine et sociale sera très lourde pour de nombreuses personnes déjà inscrites au chômage ou qui devront s'y s'inscrire dès le 1er avril. Les principales victimes de cette révision seront les jeunes, notamment celles et ceux qui sortent de formation ou qui ont peu d'expérience professionnelle ainsi que les personnes de plus de 55 ans. Les personnes qui ont un parcours en dents de scie, déjà fragilisées dans un marché de l'emploi de plus en plus concurrentiel, seront aussi spécialement pénalisées.

 

A Genève, 2'300 chômeurs et chômeuses sur le carreau !

Le Conseil fédéral vient d'adopter l'ordonnance d'application de la nouvelle LACI. Pour 2'313 chômeurs et chômeuses genevoises cela signifie que leur droit aux indemnités va s'arrêter ou diminuer drastiquement du jour au lendemain. Le Conseil fédéral s'est montré intraitable. Sur la plupart des aspects, il a choisi la variante "dure", obéissant ainsi au Parlement qui a veillé à ce que la transition soit brutale et sans concession.

Aujourd'hui 1er avril, la magie statistique entraînera une baisse du taux officiel de chômage. En fait, elle signifie juste un transfert, du jour au lendemain, vers l'assistance sociale de nombreux chômeurs et chômeuses, jeunes ou âgé-e-s, une aggravation évidente de leur situation ! Et ce sera à l'Etat de Genève de prendre en charge les coûts supplémentaires induits par cet afflux vers l'assistance publique, l'Hospice général se prépare d'ailleurs tant bien que mal à cette forte augmentation de demandes de prise en charge, comme en témoignent les déclarations de ses dirigeants... La facture sera salée, il n'y a donc aucun motif de réjouissance dans cette baisse du taux de chômage officiel !

Mais ceci induit aussi un transfert de charges pour les grandes communes urbaines, comme la Ville de Genève, qui doivent maintenant tenter de soutenir ces personnes par des allocations ponctuelles, notamment pour les familles, les jeunes ou les seniors.

Déplacer le problème vers d'autres sans le résoudre n'est pas une approche acceptable. Les Genevois et Genevoises l'avaient bien compris en refusant massivement le 26 septembre dernier la 4ème révision de la Loi sur l'assurance-chômage (LACI) !

 

Et la suppression du RMCAS, par-dessus le marché !

Dans ce climat d'agression contre les personnes défavorisées, on doit condamner d'autant plus la décision du Grand Conseil de supprimer le Revenu minimal cantonal d'aide sociale (RMCAS), ce qui va aussi péjorer la situation de plusieurs centaines de personnes. Cette politique profondément antisociale ne fait que renforcer les tensions à Genève. Les élections du 13 mars dernier sont un signe clair du climat d'insécurité sociale : une frange de la population a décidé de donner sa voix à des partis xénophobes (MCG et UDC), ces mêmes partis qui ont contribué à démanteler les droits des chômeurs et des chômeuses et qui ont voté la suppression du RMCAS ! Dans ce canton où l'on compte près de 30'000 demandeurs et demandeuses d'emploi, dont 5'000 chômeurs et chômeuses de longue durée, ceci est tout simplement irresponsable !

 

La lutte contre le chômage : une responsabilité collective¨

Comme la CGAS (communauté genevoise d'action syndicale) et les Socialistes, je demande au Conseil d'Etat de prendre des mesures d'urgence, notamment par l'octroi de 120 nouvelles indemnités journalières cantonales de chômage pour les personnes touchées par la révision de la LACI. Et j'encourage celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait à signer le référendum contre la suppression du RMCAS !

 

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23/02/2011

Discrimination injuste des porteurs de lunettes!

« Les problèmes de vue ne constituent pas une maladie », selon le Conseiller fédéral Didier Burkhalter (cf. Le Temps du 18 février 2011). C'est ainsi qu'il justifie la suppression de la prise en charge des lunettes par l'assurance-maladie de base LAMaL depuis janvier 2011. Pourtant, de nombreux spécialistes (médecins et sociologues) s'accordent à considérer que les troubles de la vue sont clairement une maladie ou un handicap, qu'ils soient liés ou non au patrimoine génétique ou au vieillissement, comme de nombreuses autres pathologies qui sont prises en charge par la LAMal.

 

Des économies dans le domaine de la santé ? Surtout un cadeau pour les assureurs !

70% de la population souffre de troubles de vue : autant de personnes, d'enfants, de familles dont le budget sera à nouveau amputé alors que les dépenses de santé ne cessent de croître, prétéritant encore plus les concerné-e-s, classe moyenne ou revenus modestes. Cette décision a déjà été abondamment critiquée, en particulier par les Socialistes bien sûr, mais les effets commencent seulement à se faire sentir, au fur et à mesure où des lunettes doivent être demandées ou remplacées.

Avec ces mesures, Didier Burkhalter espère une économie annuelle d'environ 10 millions de francs. En réalité, le résultat n'est pas une économie mais un report de charges vers les familles et les assurances complémentaires, et tout cela au bénéfice des assureurs, qui reçoivent ainsi un très joli cadeau ! C'est une attaque de plus au principe de solidarité entre tous-tes les assuré-e-s, principe sain, dont chacun-e bénéficie tôt ou tard, comme le relève Béatrice Despland, spécialiste du droit des assurances sociales, toujours dans Le Temps du 18 février 2011.

Les perosnnes ayant besoin d'un appareil auditif subiront aussi des restrictions: ces apapreils ne seront eux non plus remboursés qu'au forfait et pour des montants inférieurs de près de 50% que ceux priss en charge actuellement (max. 840 francs au lieu de 1'506 francs actuellement). Les objectifs annoncés de cette mesure : responsabilisation des patient-e-s (libre choix de l'appareil et des services de l'acousticien mais avec réduction du contrôle médical de « qualité ») et promotion de la concurrence en faisant baisser les prix.... Même Monsieur Prix, Stefan Meierhans, particulièrement dubitatif, estime que ce nouveau mécanisme introduira surtout des distorsions du marché (cf. Tribune de Genève du 24 décembre 2010) et qu'il n'entraînera dans les faits aucune baisse des prix ! La soi-disant "économie" espérée s'élève à 30 millions de francs pour les assureurs et constitue donc, en fait, également un report de charges vers les personnes concernées et les familles.

 

Les lunettes, les appareils auditifs, ce sont les patient-e-s qui sont mis à contribution !

Les économies annuelles dégagées sur ces deux prestations représentent 0,06% du budget 2011 de la Confédération (version de septembre 2010). Par ailleurs, la Confédération a dégagé en 2010 un bénéfice de 3.6 milliards de francs. Des économies aussi marginales sur des prestations indispensables sont injustifiables.

Ainsi, une fois de plus, on constate le douloureux échec du système actuel de santé avec une hausse ininterrompue des coûts et des baisses de prestations. Une fois de plus, les charges sont reportées sur les personnes et les familles. Ainsi, au-delà de la questions des lunettes de vue et des appareils auditifs, on lit avec inquiétude que 15% de la population renonce à se faire soigner faute de moyens (cf. Tribune de Genève du 22 février 2011) ! Dans une société censée être prospère comme la nôtre, c'est inacceptable!

 

Des mesures urgentes et crédibles sont indipensables

C'est surtout une raison de plus de soutenir la nouvelle initiative lancée par une large alliance, dont les Socialistes, pour une caisse publique d'assurance-maladie ! Parce que nous croyons que le service public est, à la longue, plus équitable, plus juste et plus efficace.

Et pour les personnes qui ont des soucis de vue ou d'ouïe, il est impératif que le Canton de Genève prenne, dès aujourd'hui, concrètement, ses responsabilités et étudie toute mesure possible pour pallier aux décisions de la Confédération. Genève doit lancer une initiative inter-cantonale pour faire réviser ces décisions le plus vite possible. Et à court terme, le Canton doit mettre en place une prise en charge des surcoûts induits par ces mesures pour les résident-e-s du canton de Genève, au moins à titre provisoire.

 

 

 

 

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28/01/2011

Nouvelle loi sur le chômage : dur dur pour les artistes !

Le 1er avril 2011, la révision de la Loi fédérale sur l'assurance-chômage (LACI) entrera en vigueur et conduira de nombreuses personnes dans la précarité, notamment les jeunes et les personnes de plus de 55 ans, en raison du durcissement substantiel des dispositions concernant plusieurs catégories de travailleuses et travailleurs. Cette révision aura ainsi des effets désastreux avec un transfert massif de personnes de l'assurance-chômage vers l'assistance publique.

Parmi les personnes les plus touchées par cette révision figurent les « intermittent-e-s du spectacle », c'est-à-dire les personnes exerçant de manière irrégulière et souvent à temps partiel une activité d'artiste (que ce soit dans la musique, le théâtre, la danse, etc.), parfois sur une base saisonnière.

La nouvelle loi induit un allongement des durées de cotisation nécessaires pour avoir droit aux indemnités journalières et une réduction de la durée de celles-ci, pour différentes catégories de personnes. Les délais d'attente et les périodes de cotisation exigées seront nettement plus longues (durée de cotisation de 18 mois sur deux ans, au lieu de 12 mois sur deux ans de cotisations dans l'ancienne loi).

Dans une société où la tendance au travail temporaire et à temps partiel augmente, cette nouvelle approche est néfaste. Dans le cas des artistes, où la rémunération se fait souvent aussi au cachet, c'est plus particulièrement le cas.

Artistes à l'assistance publique le 1er avril ? Un très mauvais poisson d'avril !

Depuis la votation référendaire du 26 septembre 2010, les représentant-e-s des intermittent-e-s en Suisse romande (Syndicat suisse romand du spectacle SSRS, Action intermittents, et d'autres), avec l'appui notamment du Conseil administratif de la Ville de Genève, essaient d'obtenir au moins des dispositions particulières et des mesures concrètes de la part des pouvoirs publics afin d'éviter une sérieuse aggravation de leur situation au 1er avril.

Concrètement, un grand nombre d'artistes se retrouveront à l'assistance publique dès cette date, du jour au lendemain, et donc fortement précarisés. A terme, le résultat pourrait être une division de la culture en deux mondes distincts et inégaux, avec d'une part une minorité d'artistes engagés sur une base relativement stable dans de grandes institutions financièrement bien dotées, et d'autre part un appauvrissement des autres activités culturelles faute de conditions d'emploi minimalement acceptables, réduisant ainsi la diversité et la richesse dans le domaine culturel. On freinera ainsi aussi fortement les vocations et donc la relève, entraînant une baisse qualitative et quantitative de l'expression artistique.

Les non-réponses du Canton sont inquiétantes

L'Etat de Genève avait pourtant, avant la révision de la LACI, témoigné un intérêt pour la situation des intermittent-e-s sur un plan plus large (précarité du financement des retraites, par exemple) en mettant en place un groupe de travail mixte (début 2010) à ce sujet. Toutefois, ce groupe a produit un rapport ... et il n'y a pas encore eu de suites à ma connaissance.

Plus récemment, François Longchamp, ministre de l'emploi du canton de Genève, admettait dans le Courrier (édition 28 décembre 2010) ne pas savoir combien de personnes seraient touchées dans le canton de Genève par les effets de cette révision. Rappelons que son parti (radical) avait très activement soutenu la révision de la loi sur le chômage au niveau suisse (avec l'appui massif du patronat, qui y a consacré des moyens considérables). Ce flou est inadmissible. Non seulement le Conseil d'Etat doit exiger de Berne des informations précises sur les personnes visées par l'introduction de la nouvelle loi mais doit également proposer des solutions et prévoir des moyens pour corriger ses conséquences les plus dramatiques.

Le fonds de soutien aux intermittent-e-s (alimenté de manière paritaire par le Canton et la Ville de Genève) a été, sous la pression de la gauche et à l'initiative de la Maire socialiste Sandrine Salerno, augmenté dans le budget 2011. Cela permettra de créer des emplois mais ne pourra pas corriger les pertes de revenus ou l'entrée à l'assistance publique. D'autres mesures concrètes doivent être prises urgemment !

Ces mesures sont de plusieurs ordres, et dépendent à la fois de la Confédération, du Canton et de la Ville.

Soutenir la proposition du Comité 12a

Sur le plan fédéral, le « Comité 12.a » (référence à l'article 12 alinéa a de l'ordonnance fédérale d'application de la loi fédérale), qui regroupe les nombreuses organisations soutenant les intermittent-e-s, propose justement le doublement des 90 premiers jours de cotisation (et non plus seulement les 30 premiers), adoucissant ainsi les effets pervers de l'allongement de la durée de cotisation dans le cas des intermittent-e-s du spectacle.

Ce Comité a porté cette proposition au niveau fédéral car l'ordonnance est actuellement en consultation. Cette proposition a été soutenue par Action intermittents et par les organisations professionnelles. Le Conseil administratif de Genève l'a également soutenue par le biais d'un courrier signé par Sandrine Salerno.

Le Conseil d'Etat ne peut, de son côté, se désintéresser de cette situation, sous prétexte que la politique culturelle est principalement du ressort de la Ville, alors même qu'il réclame un rôle accru dans ce domaine. Le gouvernement genevois est directement concerné, car il est responsable de la formation et la relève, sans compter ses responsabilités en matière de défense de l'emploi. Ce serait particulièrement cynique de ne pas prévoir des mesures compensatoires, selon ce qui figurera dans la version finale de l'Ordonnance fédérale d'application de la LACI révisée.

Des mesures multiples, un débat ncéessaire, des décisions urgentes

Différentes mesures sont envisageables à court, moyen et long terme. Certaines améliorent directement le statut social de l'artiste ; d'autres améliorent l'activité elle-même avec un effet positif sur l'emploi mais aussi sur la production et la diffusion des œuvres, voire la collaboration régionale, interurbaine et transfrontalière. La Ville de Genève, qui reste l'acteur le plus engagé de la politique culturelle à Genève, doit évidemment assurer un rôle très actif et le Conseil administratif a déjà témoigné de son engagement. Toutefois on attend aussi un engagement fort du Canton dans ce domaine. Parmi les mesures je citerai :

  • Prévoir des mesures compensatoires provisoires, à court terme, pour pallier aux effets immédiats de l'entrée en vigueur de la LACI révisée le 1er avril 2011 ;
  • Mettre en place une assurance « perte de gain » ad hoc pour toutes et tous les artistes, sous une forme ou une autre ;
  • Revoir le système de financement (aide financières pour les spectacles) afin de payer également le travail en amont et après les spectacles, ceci afin de prolonger la durée des cotisations des professionnels et des artistes ;
  • Collaborer avec les autres villes et acteurs (cantons, fondations, etc.) afin de soutenir la mobilité des artistes en dehors des frontières du canton (par exemple en favorisant les spectacles dans d'autres cantons) ;
  • Initier des partenariats avec d'autres Villes en matière de production artistique ou renforcer les partenariats existants entre institutions, la Ville jouant alors le rôle de facilitatrice ;
  • Favoriser la reprise des œuvres ailleurs dans le canton (et la région !) afin, d'une part, d'allonger la durée des œuvres et donc de l'emploi et, d'autre part, aller à la rencontre des publics dans les communes, ce qui a pour effet corollaire bienvenu de renforcer la démocratisation de l'accès à la culture.

Aucune mesure ne résoudra à elle seule le problème mais il est vital et urgent d'accélérer le débat sur les mesures à prendre qui concernent l'ensemble des partenaires, et de prendre des décisions concrètes.

Il y va de la grandeur et de l'épanouissement de la culture, sur le plan de sa richesse, de sa diversité, de sa qualité, et donc de la reconnaissance de son rôle fondamental pour toutes et tous.

 

 

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03/12/2010

Du mouton noir au bouc-émissaire

Amertume d'un soir

Dimanche soir, on a eu beau se dire que les résultats genevois et romands étaient satisfaisants, l'arrière-goût est très amer. L'UDC, dont le seul fonds de commerce est celui de la stigmatisation, a pu triompher et même exiger sans scrupule une mise en œuvre stricte et rapide de son initiative. Que dire des félicitations de toute la droite populiste européenne et même de l'extrême-droite (cf. le message du Front national en France) ? Lorsque plusieurs voix ont assimilé la ligne politique de l'UDC aux dérives qui ont marqué les années 30 en Europe, avec les résultats que l'on connaît, certaines têtes bien-pensantes ont estimé cette comparaison excessive. L'UDC ne serait pas un parti d'extrême-droite, juste un parti conservateur. Un parti conservateur qui donne envie à l'extrême-droite européenne ? Je ne suis pas sûr que les vrais conservateurs soient très fiers de ces affinités... J'avais un grand-père suisse réellement conservateur, dans ses valeurs, sa vision de la société, ses positions en matière de politique sociale et économique, mais il était profondément allergique aux dérives populistes et xénophobes. Précision : il a vécu les années 30 et la 2ème Guerre mondiale... Le problème ne se ramène donc pas à une opposition simpliste entre une partie conservatrice de la population et une « gauche urbaine, internationaliste, arrogante et privilégiée ». C'est faire insulte à la fois aux conservateurs et à la gauche, urbaine ou non, et donc à pas mal de monde in fine.

Un recul en matière de sécurité

Dimanche, la Suisse n'a pas gagné un micro-poil de sécurité supplémentaire, car le code pénal actuel était amplement suffisant, mais s'est programmée des drames humains en série, sans pour autant atténuer d'un iota les drames des victimes de délits et crimes, quels que soient les coupables. Les porteurs de cette initiative n'en assumeront pas la responsabilité, car ils s'en contre-fichent. Le mécanisme est diabolique : l'UDC contribue largement à l'insécurité sociale et réussit ensuite à détourner le sentiment d'insécurité vers des boucs émissaires, dans ce cas les « étrangers ». Demain, les enfants handicapés à l'école, si l'on entend la proposition faite récemment par l'UDC suisse de créer des classes séparées pour ces enfants ?

Une très lourde responsabilité de cette évolution peut être attribuée à la droite « modérée » au niveau suisse, notamment aux milieux économiques : ils ont préféré investir des moyens colossaux contre l'initiative socialiste pour des impôts équitables, soutenant ainsi un véritable hooliganisme fiscal qui ne profite qu'aux plus riches, et n'ont presque rien fait contre l'initiative de l'UDC.

Un travail à mener, sur le terrain

Les forces de gauche devront mettre en place un suivi très précis de l'application de cette initiative et illustrer ses dérives, cas par cas : un travail fastidieux qui nécessite un véritable Observatoire des exclusions basée sur cette initiative. Un jour, la population constatera à quel point il y avait tromperie sur la marchandise, mais que de dégâts d'ici là... Il nous faut aujourd'hui reprendre notre bâton de pèlerin pour aller convaincre, expliquer, argumenter. Dans notre canton, 45% de la population a voté en faveur de l'initiative, et dans six communes, elle a même recueilli une majorité de voix. Aujourd'hui un travail important doit être mené pour comprendre ce qui pousse autant de personnes à suivre ces idées rétrogrades et inefficaces. A nous de proposer d'autres réponses, en matière de sécurité de proximité, de lutte contre le chômage et l'exclusion, de qualité de vie urbaine ou d'intégration. Le défi n'est pas de combattre l'UDC mais de convaincre ses partisan-ne-s que l'UDC est le parti de l'insécurité.

 

 

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19/11/2010

Stop au hooliganisme fiscal, qui pénalise les habitant-e-s des villes et la classe moyenne !

 

Plusieurs élus de droite, par ailleurs patrons d'entreprise, ont menacé de partir de Suisse avec leurs entreprises si l'initiative socialiste pour des impôts équitables passait le 28 novembre. On peut mentionner en particulier l'exemple de Peter Spühler, conseiller national UDC et patron de Stadler SA, entreprise qui fabrique du matériel roulant ferroviaire.

En français, cela s'appelle du chantage et s'apparente à une prise d'otages, dès lors que la menace touche directement les salariés-es de ces entreprises. Une menace d'autant plus choquante qu'elle provient d'un élu dont le parti passe son temps à donner des leçons de patriotisme et de démocratie.

A quelques jours des votations, la nervosité du grand patronat s'accroît face à cette initiative et à ses chances de succès.

Rappelons que l'initiative pour des impôts équitables, lancée par les Socialistes (voir aussi le site dédié), vise à mettre fin à une forme de racket, à savoir la chasse aux contribuables très riches en leur offrant des baisses d'impôts massives, par rapport aux cantons voisins (dumping fiscal). L'abus le plus manifeste dans ce domaine était la mise en place d'un impôt dégressif (possibilité de créer un barème où les plus riches paient proportionnellement MOINS que les autres), mais le Tribunal fédéral y a heureusement mis le holà en lien avec le cas du canton d'Obwald. Toutefois, certains cantons continent de baisser outrageusement leurs barèmes afin d'attirer des contribuables très fortuné-es: Zoug, Schwyz, Uri, Obwald, Nidwald, Appenzell...

Pour prendre un exemple célèbre, notre « cher » compatriote Marcel Ospel, ancien patron d'UBS (70 milliards d'argent du contribuable investis pour sauver cette banque...), a transféré son siège fiscal de Bâle à Wollerau (SZ), économisant ainsi 4.3 millions de francs d'impôts par an. Autant de millions qui vont manquer à Bâle pour assurer des prestations importantes pour ses habitant-e-s : aide sociale, éducation, culture, infrastructures, etc., donc des prestations qui profitent largement à toutes et tous. Quelle alternative ? Couper dans les prestations ... ou augmenter les impôts pour la population en général, touchant ainsi plus particulièrement la classe moyenne ?

Ce dumping fiscal en faveur des « super-riches » entraîne une escalade dans laquelle d'autres cantons pourraient être tentés de s'aventurer, entraînant un nivellement par le bas, au détriment de la population en général. C'est plus particulièremen le cas pour la population des villes, typiquement composée de la classe moyenne et de personnes à revenu plus modeste, voire en situation précaire ; elles seront directement victimes des effets néfastes de telles pratiques, comme le montre l'exemple bâlois. Les élus-es des villes, quelle que soit leur couleur politique, devraient s'engager avec vigueur pour l'initiative socialiste !

L'initiative socialiste fixe des règles simples, à savoir un seuil minimal de 22% (taux marginal) pour l'impôt sur le revenu et un taux marginal de 5 pour mille pour l'impôt sur la fortune, pour des personnes dont le revenu imposable dépasse 250'000 francs par an, soit de très gros contribuables (ceci représente un revenu brut de plus de 350'000 francs par an!), ou dont la fortune imposable dépasse 2 millions de francs.

Seuls quelques cantons seront concernés et devront réviser leurs barèmes - justement les spécialistes du dumping fiscal et souvent des cantons ruraux, bien éloignés des préoccupations des villes !

Un tel changement ne serait que justice et toucherait moins de 2% des contribuables en Suisse : les très gros contribuables et donc nullement la classe moyenne.

La campagne massive et mensongère de la droite contre cette initiative, essayant de faire peur à la classe moyenne, ne traduit que la puissance du lobbying de ces « super-contribuables » et leur nervosité. Même si quelques-uns choisissaient de partir, cette perte serait largement compensée par les revenus supplémentaires découlant simplement de l'application d'un principe d'équité. Et ces revenus supplémentaires seraient attribués, selon l'initiative, à la péréquation intercantonale, donc à la solidarité confédérale.

Pour mettre fin à un véritable hooliganisme fiscal, votons oui, avec conviction, à cette initiative pour des impôts équitables!

 

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