14/10/2017

Genève, une ville qui danse et qui rayonne!

Au moment même où le Pavillon de la danse vient de franchir cette étape cruciale que représente l’examen du crédit de construction à la Commission des travaux du Conseil municipal, les danseurs, danseuses et chorégraphes actifs à Genève s’illustrent à nouveau en figurants parmi les lauréates et lauréats 2017 des Prix suisses de la danse, délivrés sous l’égide de l’Office fédéral de la culture (OFC). Ainsi, Marthe Krummenacher et Tamara Bacci reçoivent toutes deux la distinction de Danseuse exceptionnelle. Quant à Marco Berrettini, il est primé pour son spectacle "iFeel3", tout comme József Trefeli et Gábor Varga pour "Creature". Et, last but not least, Noémi Lapzeson vient de recevoir le Prix Suisse de la Danse, pour couronner l’ensemble de sa carrière et son travail de pionnière pour l’arrivée et le développement de la danse contemporaine en Suisse.


Une reconnaissance fédérale depuis plusieurs années

Ces récentes nominations et prix s’inscrivent dans une déjà foisonnante série de succès de la scène chorégraphique genevoise au niveau fédéral. En effet, en 2015, Claude Ratzé et l’ADC reçoivent le Prix spécial de danse en récompense de longues années d’engagement pour la danse contemporaine, Gilles Jobin celui du Grand Prix de la danse pour sa contribution au développement de la danse contemporaine et Ioannis Mandafounis celui de Danseur exceptionnel. En 2013, Foofwa d'Imobilité est consacré Danseur exceptionnel, alors que Guilherme Botelho reçoit le Prix de la danse pour "Sideways Rain" et Cindy Van Acker pour "Diffraction". En 2011 déjà, Nicolas Cantillon et Laurence Yadi avaient reçu le Prix suisse de danse et de chorégraphie qui préfigurait les Prix fédéraux.

Des pionnières à Genève

En tant que magistrat en charge de la culture et du sport, je me réjouis bien évidemment d’une telle vitalité, fruit d’une heureuse conjonction entre une politique de subventionnement à l’écoute des milieux concernés et d’une histoire locale particulière marquée par un terreau très fertile en réels talents. Il faut aussi et surtout relever le travail de longue haleine mené par l’ADC, qui a su fédérer danseurs, chorégraphes et spectateurs autour de la popularisation et la professionnalisation de la danse contemporaine. Mais que serait-elle sans Beatriz Consuelo ou Noemi Lapzeson, arrivées du continent latino-américain (Brésil pour la première, Argentine pour la seconde)? Ces deux femmes ont formé des centaines et des centaines de danseurs et de chorégraphes, en même temps qu’elles ont permis à un public de découvrir et de se familiariser avec la danse contemporaine. On leur doit d’avoir initié le mouvement vers une nouvelle esthétique dans notre cité et d’avoir placé très tôt Genève sur la carte internationale de la danse contemporaine. Un belle histoire de la Genève multiculturelle et en perpétuelle transformation grâce à la migration!

Un écrin indispensable, alors que Genève n’a toujours pas de lieu dédié pour la danse!

La danse contemporaine est aussi redevable à plusieurs chorégraphes venu-e-s d’autres horizons et qui, aux côtés des Gilles Jobin et Foofwa d’Imobilité, pour ne citer qu’eux, ont consolidé avec talent et persévérance cette palette genevoise multiforme: La Ribot, d’Espagne, Guilherme Botelho, du Brésil, Cindy van Acker, de Belgique ou Marcela San Pedro, du Chili.

Pourtant, Genève ne dispose toujours pas d’un lieu dédié à la danse, celle-ci se trouvant hébergée depuis de longues années dans une salle communale (qui en conséquence n’est plus disponible pour sa mission première, au service des habitant-e-s du quartier), ou alors trouve refuge de manière trop ponctuelle dans l’un ou l’autre théâtre, sans que celui-ci soit forcément adapté aux besoins spécifiques des arts du mouvement.

Le crédit pour la construction du Pavillon de la Danse a enfin pu être déposé par le Conseil administratif en septembre au Conseil municipal et a été renvoyé en Commission des travaux et des constructions pour examen. Sa réalisation doit pouvoir se faire rapidement, afin que notre Cité soit vraiment digne du titre de Capitale suisse de la danse!

 

 

 

 

 

15:06 Publié dans culture, danse, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.