01/02/2017

Genève, ville de danse !  

Antigel, Journées de danse contemporaine suisse, Groove’N’Move… Genève danse en ce début du mois de février !


La danse contemporaine à Genève, un bijou sans écrin

Encadrées, emboîtées dans des manifestations aujourd’hui récurrentes, les Journées de danse contemporaine suisse sont de retour à Genève après dix ans d’absence et je m’en réjouis. Dix années au cours desquelles notre cité a dû faire le deuil de sa Maison de la danse rejetée en votation populaire en octobre 2006 et se donner les moyens de faire renaître un projet sous forme de Pavillon de la danse qui, je l’espère, s’érigera prochainement sur la place Sturm.

Ce projet, porté par la Ville et par l’ADC – Association pour la danse contemporaine, devrait permettre aux danseurs, danseuses, chorégraphes et au public de bénéficier d’un lieu qui corresponde enfin aux qualités largement reconnues de la scène genevoise de la danse contemporaine. Je saisis l’occasion pour relever le rôle absolument essentiel et précieux que joue l’ADC pour fédérer ce milieu artistique et le mettre en valeur.

Genève, un lieu qui compte

Ces dix années nous ont aussi permis de voir évoluer ce domaine ancré dans l’actualité mais riche de son histoire, qui accompagne ou précède les évolutions artistiques. De découvrir des talents émergents et de suivre le parcours de chorégraphes confirmé-e-s.

Genève est aujourd’hui un lieu qui compte dans le monde de la danse contemporaine. Parce qu’elle y a ses ardent-e-s défenseurs et défenseuses, parce que la politique de soutien aux artistes est solide et cohérente, qu’elle a offert à nos natifs les moyens de s’exporter, mais également parce qu’elle a su donner envie à des étrangers de s’y fixer.

Qu’on pense au rôle joué par Beatriz Consuelo et Noemi Lapzeson – d’origine brésilienne pour la première, argentine pour la deuxième – dans notre cité ! Elles y ont forgé une esthétique, formé des centaines et des centaines de danseurs, de danseuses et de chorégraphes.

Fruit de métissages et de rencontres, à l’image de Genève

Aujourd’hui encore, que serait le milieu de la danse contemporaine sans La Ribot, arrivée d’Espagne, Guilherme Botelho, du Brésil, Cindy van Acker, de Belgique, ou Marcela San Pedro, du Chili ? Genève doit beaucoup à ces émigrés qui ont pris racine – ou presque parce qu’entre résidences, invitations, tournées, chacun et chacune se nourrit, heureusement, de voyages, d’expériences sous d’autres cieux.

Genève est historiquement et dans son essence fille de la diversité et du métissage. En cela, la danse contemporaine est une fantastique ambassadrice pour une Genève ouverte sur le monde.

Plus largement, dans le contexte politique actuel, avec certains dirigeants (de plus en plus nombreux malheureusement !) qui veulent construire des murs, diviser, trier, l’exemple du monde culturel qui rassemble et s’enrichit au contact des autres est une des réponses les plus parlantes, les plus convaincantes que l’on puisse apporter pour contrer ces discours et ces actes niant les droits humains.

Soutien à la création

Or, pour que les artistes puissent s’exprimer, les collectivités publiques doivent s’investir pour les soutenir. Aujourd’hui plus qu’hier encore, la Ville de Genève s’emploie à offrir des moyens financiers ou logistiques – dans la limite, évidemment, de ses moyens – aux acteurs et actrices du monde culturel.

La Ville a choisi de soutenir fermement la danse contemporaine. Le résultat est là.

Le modèle des conventions signées entre les compagnies, d’un côté, et la Ville (ainsi que le canton et Pro Helvetia) de l’autre a fait ses preuves. La récente Loi sur la répartition des tâches entre la Ville et le canton a d’ailleurs reconnu l’intérêt de ce partenariat puisqu’elle l’a maintenu. En revanche, la Ville se retrouve maintenant seule à soutenir les artistes indépendants.

Je suis pleinement conscient de cette responsabilité et entends l’assumer au mieux pour que, dans dix ans, nous puissions être toujours aussi fiers de saluer des talents émergents et de compter parmi nous des artistes reconnu-e-s sur la scène internationale et participant à la renommée de notre ville.

 

09:14 Publié dans Arts de la scène, culture, danse, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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