14/04/2015

Allez voter !

5 raisons de voter, et de voter à gauche, dans les communes genevoises ce dimanche 19 avril !


1. Parce que la commune est l’entité politique la plus proche des citoyen-ne-s :
 
Voter, c’est utile. C’est confier un mandat aux élu-e-s, mais aussi donner une orientation, un sens, des priorités à la commune où l’on vit. Certes, ce ne sont pas les autorités communales qui décident des lois qui peuvent avoir un impact sur la construction de logements accessibles, la lutte contre le dumping salarial, la scolarité ou encore les hôpitaux et l’accès aux soins et la couverture de l’assurance maladie. Mais ce sont elles qui peuvent contribuer à rééquilibrer certaines inégalités, notamment à travers une redistribution de la richesse, la construction de logements abordables, le soutien et la création de liens sociaux, entre les gens, dans les quartiers, le soutien aux familles, notamment à travers la création de solution de garde d’enfants en âge préscolaire ou les activités parascolaires, l’accès et son élargissement pour toute la population aux lieux culturels et sportifs, des bibliothèques aux piscines, la gestion des parcs, de la voirie ou encore de la sécurité de proximité. Ce sont bien les communes qui sont au cœur de l’action publique, au plus proche des citoyen-ne-s. 
 
 
2. Parce que regagner une double majorité pour la gauche est essentiel: 
 
Ces quatre dernières années en Ville de Genève, l’exécutif était à majorité de gauche, tandis que pour quelques voix, celle du parlement communal était de droite. Malgré cette différence, l’exécutif à majorité de gauche a réussi à travailler, à convaincre et à faire passer ses projets devant le parlement. Mais cette situation a rendu le travail des élu-e-s plus difficile, car sans stabilité. En effet, chaque année, des prestations, des services et même des postes de travail ont été menacés par la droite qui a, heureusement, échoué dans ses tentatives, mais de très peu, souvent à une seule voix près. Une double majorité est donc indispensable pour assurer une plus grande stabilité, une plus grande cohérence et une continuité dans les actions menées.
 
Aujourd’hui, une mobilisation de tous et toutes est nécessaire pour retrouver une majorité de gauche. Une majorité qui défend le service public, à savoir : les places de crèche, les prestations pour les familles, les aîné-e-s, les plus précarisé-e-s, le soutien à nos jeunes, et aux places d’apprentissage, une police de proximité, des lieux de convivialité, d’échanges, d’apprentissage et de culture dans les musées, les théâtres, les librairies et cinémas indépendants, les infrastructures sportives, des manifestations comme la Fête de la Musique, l’UrbanGeneva (sports urbains), les patinoires temporaires de quartier, le soutien aux associations de quartier, culturelles, sportives, sociales, la poursuite des investissements nécessaires (construction et rénovation du parc immobilier, rénovation des places, des lieux culturels et sportifs, entretien des routes,…)… La gauche ne fait pas de fausses promesses ou ne se contente pas de viser une baisse d’impôts qui bénéficiera à une partie de la population déjà favorisée. Elle travaille de manière responsable et respectueuse des générations futures en terminant cette législature avec un bilan exemplaire en termes de gestion, de planification des investissements, de finances publiques et donc de promotion du service public pour le bien de toutes et tous. 
 
 
 
3. Parce que c’est l’occasion d’élire celles et ceux qui feront des choix pour la Genève de ces prochaines années : 
 
La Constitution genevoise inscrit le principe de base de notre démocratie qui veut que « la souveraineté réside dans le peuple, qui l’exerce directement ou par voie d’élection. Tous les pouvoirs politiques et toutes les fonctions publiques ne sont qu’une délégation de sa suprême autorité ». Etre élu-e, au Conseil municipal ou au Conseil administratif municipal nous engage à représenter celles et ceux qui nous ont choisi-e-s. Bien entendu, nous ne sommes élu-e-s qu’à « l’échelon municipal » et en ce sens, nos prérogatives sont limitées par ceux qui prennent les décisions sur les plans cantonaux et fédéraux. Mais cela nous permet de nous battre pour plus de justice sociale, pour plus de solidarité et plus d’équité au sein de la 2ème municipalité de Suisse. La ville compte !
 
 
4. Parce que c’est un devoir, mais aussi un droit, qui n’est pas octroyé à toutes et tous :
 
Théoriquement, tout le monde devrait pouvoir voter là où il vit. C’est le cas au niveau communal pour la grande majorité de la population qui y réside. Mais pour bon nombre de résident-e-s étranger-e-s, ce droit est extrêmement réduit, parce qu’ils ne peuvent pas se présenter et parce qu’ils ne jouissent pas de ce droit sur les plans cantonaux ou fédéraux. C’est donc la meilleure occasion dans notre démocratie où la plus grande partie de la population résidente peut s’exprimer. 
 
Malheureusement, lors des 4 dernières élections municipales, le taux de participation n’a jamais dépassé les 36.5%. Bien sûr, une partie de l’électorat ne peut voter que depuis très récemment, et toute campagne visant à élever ce taux est bienvenu, qu’il s’agisse des jeunes, des personnes étrangères et même de l’ensemble de la population. Mais par respect pour celles et ceux qui ne peuvent pas jouir de ce droit, parce que c’est LA votation qui permet d’envoyer un signal politique fort en terme démocratique, c’est le moment de s’exprimer, de se manifester. 
 
 
5. Parce que demain il sera trop tard pour regretter : 
 
Voter est un acte de délégation de confiance qui permet d’exiger un retour, un bilan, des explications sur un engagement. Ne pas le faire nous prive, au-delà des occasions liées aux rares initiatives et référendums populaires, de pouvoir manifester nos désaccords et de rappeler aux élu-e-s leurs engagements. 
 
Si je ne vote pas, d’autres le feront, d’autres prendront la décision à ma place. Et les dernières votations ont montré que parfois, le résultat se joue à 50 voix près ! Chaque voix compte ! Alors, le 19 avril en Ville de Genève, votez la liste numéro 1 au Conseil municipal et au Conseil administratif !
 
Sandrine Salerno et Sami Kanaan
 

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