01/10/2014

Apprivoiser notre espace de vie

Aujourd’hui, mercredi 1er octobre, j'ai le plaisir de vernir l’exposition photo « Vis-à-Vis » à la Gare Cornavin. Une démarche photographique qui vise à poser un regard singulier, poétique, critique ou documentaire sur la Ville. J’ai tenu à inclure dans cette démarche l’ensemble de la population, qui pourra poster ses propres images, livrer sa vision de notre environnement urbain.


A une époque où notre région subit des mutations rapides et profondes, où les changements d’échelle, les évolutions et le mélange des modes de vie et des cultures provoquent parfois des tensions, il est plus que jamais indispensable de prendre le temps d’observer notre espace de vie, de l’apprivoiser. J’ai tenu à proposer une démarche qui permette à chacune et chacun de poser un regard singulier, poétique ou critique sur sa ville, au quotidien.

L'exposition se déroule en trois parties. Ce sont tout d'abord 8 photographes professionnel-le-s qui ont été mandaté-e-s pour poser pendant 6 mois un regard photographique sur leur propre quartier de vie. Des "parcours photographiques" ont ensuite été organisés, proposant aux photographes amateur-e-s de faire la même démarche, dans leur quartier pendant une journée, accompagné-e-s par le-la photographe professionnel-le. Vous pourrez découvrir le fruit de ces démarches à Cornavin et dès le 6 octobre, dans toute la Ville, via les espaces d'affichage habituellement dévolus à la publicité, autre manière d'interroger la place de l'image et de l'art dans l'espace public. Les photos sont aussi visibles sur le site www.ville-geneve.ch/expo-visavis.

Troisième volet, l'ensemble de la population est invitée à participer en envoyant ses propres photos de notre commune par mail ou via les réseaux sociaux avec le hashtag #visavisGE.

Je suis convaincu que la culture a un rôle fondamental à jouer pour rapprocher les individus, participer d'une meilleure compréhension et nous pousser à nous questionner, remettre en question les barrières et autres frontières que certain-e-s tentent d'ériger en références politiques. Car les frontières les plus préoccupantes ne sont certainement pas celle qu'on voit régulièrement instrumentalisées dans l’actualité, mais bien celles qui perdurent dans nos esprits, entre les classes sociales, entre les deux côtés d’une frontière formant une même région, entre les générations, entre ceux/celles qui veulent dormir et les autres, entre les pouvoirs économiques.

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