20/08/2012

Kebabs: oser le "hors murs"

Je souhaite profiter des nombreuses réactions - souvent passionnelles - suscitées par l'installation de l'œuvre lauréate du Prix 2012 du Quartier des Bains pour réaffirmer mon attachement aux démarches artistiques qui vont à la rencontre du public, investissent la cité et osent le "hors-murs". L'œuvre lauréate est visible en ce moment sous forme de drapeaux sur le pont du Mont-Blanc (les fameux "kebabs"), ainsi que dans le Quartier des Bains lui-même (les beaucoup moins fameuses "pizzas", sous forme d'oriflammes posées ce printemps et cet automne).

 


L'installation de l'œuvre de Jonathan Monk, lauréat 2012 du Prix du Quartier des Bains, n'a assurément pas laissé le public indifférent. Choquées par ce qui ressemble à de la publicité dans un espace habituellement dévolu aux armoiries officielles et aux évènements majeurs qui ont lieu à Genève, ou séduites par une approche qui nous interroge justement sur la place des annonces commerciales dans l'espace public, les réactions furent nombreuses, et largement relayées par les médias.

Comme chaque année depuis 2006, le lauréat a été désigné par un jury international d'expertes et d'experts indépendant-e-s, mis en place par l'association du Quartier des Bains. L'accord passé avec la Ville de Genève prévoit les modalités d'affichage sur l'espace public de l'œuvre retenue. On relèvera que l'opération ne coûte rien au contribuable, puisqu'elle est financée par ses organisateurs. L'objectif est ainsi de contribuer à sortir l'art contemporain de ses lieux spécialisés pour un public souvent déjà convaincu et motivé, et de l'amener dans l'espace public en assumant le risque de susciter ainsi des réactions et un débat. Le principe de cet affichage est donc acquis avant que le jury ne sélectionne le lauréat, et la Ville de Genève évite donc de remettre en question cet accord en fonction de l'œuvre choisie. En tant que Conseiller administratif en charge de la culture, je ne veux pas m'immiscer dans le choix des œuvres, quel que soit le domaine artistique. Je ne discuterai donc pas de ce choix, je préfère m'exprimer sur l'ensemble des efforts qui doivent être entrepris pour parvenir à aller à la rencontre du public, des publics.

Je suis convaincu que toute démarche artistique qui va à la rencontre de la population en investissant l'espace public doit être accompagnée des éléments lui permettant d'être appréhendée. L'objectif n'est évidemment pas de plaire mais d'expliquer le sens d'une démarche, notamment par rapport à ses intentions et au contexte où elle se situe. Ainsi, chacune et chacun peut disposer des données nécessaires pour se forger son propre avis. Toute proportion gardée, je peux citer la démarche actuellement en cours à Zurich avec l'exposition d'œuvres d'art dans l'espace public, « Art and the City », avec un accent particulier mis sur le quartier de Züri West en plein transition. L'exposition, que je viens de visiter, met l'accent sur le programme d'accompagnement et de médiation, avec des débats, des manifestations diverses, et un choix dense de visites guidées, qui rencontrent d'ailleurs un succès considérable. De quoi nous inspirer à Genève !

Pour revenir à « nos » kebabs genevois, la plupart des réactions négatives provenaient de personnes choquées par ce qu'elles considéraient comme de la publicité dans un espace officiel. L'œuvre cherchait pourtant précisément à questionner sur l'omniprésence de "marques", d'enseignes et de publicités commerciales, bref, de l'envahissement de l'espace public par des enjeux commerciaux.

L'accord actuel avec l'association du Quartier des Bains, dont les institutions publiques comme le Fonds municipal d'art contemporain (FMAC) et le MAMCO sont des membres actifs, prend fin justement cette année et fera l'objet d'un bilan, afin de la faire évoluer en tenant compte de cette expérience. Mon souhait est que cette démarche continue sous une forme ou une autre. Elle correspond à ma volonté de voir le Département de la culture et du sport s'engager toujours plus dans cette logique d'ouverture vers la cité, "hors murs", que ce soit pour les grandes institutions culturelles, les musées, les bibliothèques ou des projets artistiques ponctuels avec ou sans partenariat. Les résultats peuvent être pérennes comme certaines œuvres d'art dans l'espace public et sur les bâtiments publics, ou temporaires, telle l'opération du Prix des Bains ou le projet Néons autour de la Plaine de Plainpalais. Plusieurs projets Au-delà des nombreux projets existants ou à venir, dont certains seront annoncés prochainement, je tiens à marquer une volonté d'initier un débat élargi sur la place de l'art contemporain dans la cité et le rôle qu'il peut jouer, sous toutes ses formes très diverses, pour apprivoiser un monde urbain en plein transition.

Genève, Ville de culture, à vivre aussi hors-murs !

 

08:29 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : art, culture, pont, kebab | |  Facebook

Commentaires

La critique des réaction négatives aux bannières Kebab relève du même malentendu que la critique des bannières elles-mêmes.
Nul n'est besoin d'être un pourfendeur de l'art (moderne au autre) pour juger que le lieu public choisi pour cette leçon, avant tout politique comme vous venez d'en faire la démonstration, est mal choisi. Le Pont du Mont-Blanc est le passage le plus important entre les deux rives, que ce soit pour les Genevois ou les touristes que nous accueillons. Je doute fort que ni les uns ni les autres soient véritablement sensibles au message que cette manifestation prétend adresser, et les considérer, aussi gentiment que ce soit et avec toutes les précautions oratoires possible, comme des ignares incapables d'apprécier en ces circonstances et en cet endroit un message, certes important mail mille fois répété en d'autres lieux plus propices, tient plus du paternalisme que d'une bonne gestion politique.

Écrit par : Mère-Grand | 20/08/2012

C'est bien d'expliquer le contexte et les raisons d'être profondes de ces drapeaux.
J'avais lu les commentaires négatifs à leur sujet et m'étais dit : Voilà, les Genevois sont contents, ils peuvent râler. Et puis, j'ai oublié la chose.
Le jour où j'ai été confrontée aux drapeaux en question, j'ai eu un véritable haut le coeur : c'était tellement moche !
Je me suis sentie très très Genevoise, en une fraction de seconde j'étais sûre de mes "racines".
Cette démarche d'ouverture n'a provoqué qu'un repli identitaire.

Dois-je me poser mille questions sur mes valeurs ?
L'esthétique est-elle réac ou en-dehors de catégories intellectuelles ?

Le problème de l'art contemporain se trouve souvent dans cette démarche tellement intellectuelle, ce besoin d'explications compliquées.
Qu'un jury de spécialistes se mette d'accord que ces kebabs ou pizzas sont de l'art, c'est OK.
Je veux bien qu'ils les suspendent sur le pont du Mont-Blanc, puisque ce n'est pas à demeure. Et c'était la règle du jeu.
Et je suis soulagée d'apprendre que ça ne m'a rien coûté.
Mais ce ne sera pas un grand pas pour la cause de l'art contemporain auprès de la population. Heureusement que ce n'était pas le but, car l'art pour l'art, c'est un truc qui tourne en vase clos. :-)))

Écrit par : Calendula | 20/08/2012

Si le concours avait été gagné par Anna Staller, dite la Cicciolina, vous auriez laissé l'art s'exprimer sur les lieux le plus touristique du canton? Züri West c'est pas (encore) le pont du Mont-Blanc!

Ceci dit, tout cela n'est vraiment pas bien grave.

Écrit par : mercie | 20/08/2012

Merci pour l'explication qui permet d'y voir plus clair, d'abord sur ce machin, mais surtout sur votre vision pour la culture du canton. Et là franchement, j'applaudi à deux mains, c'est exactement ce qu'il nous faut pour Genève, et que ça bouge !

Par contre, ce truc sur le pont du mont-blanc, c'est une blague... heureusement que ça n'est pas un truc payé par la ville, ça m'aurait fait mal... mais si on peut éviter à l'avenir, je préfère...

Écrit par : Bibi | 20/08/2012

@Mère-grand:
A aucun moment je critique les réactions négatives dans mon texte; au contraire je relève que cette opération a déclenché un débat passionné, parfaitement compréhensible. En soi, le fait d’utiliser le Pont du Mont-Blanc n'est pas une mauvaise idée; lors d'éditions précédentes il y avait eu beaucoup moins de réactions. En revanche il faut tirer les leçons pour l'avenir.
@Calendula: Je comprends votre réaction; pas besoin de vous poser plein de questions sur vos racines genevoises! Genève se distingue aussi par une scène très vivace et créative de l'art contemporain, et le défi est de la faire sortir de ses murs, ce qui signifie prendre des risques, y compris celui de ne pas être compris.
@mercie et @bibi: Le Pont du Mont-Blanc est, en effet, un endroit hautement emblématique pour Genève et la question de son usage pour une telle opération fera partie du bilan qui sera effectué.

Écrit par : Sami Kanaan | 20/08/2012

J'ai en effet trouvé que l’œuvre provoquait forcément une interrogation, et c'est salutaire. En ces temps d'islamophobie fortement répandue, j'avais pris ces drapeaux comme une espèce de reconnaissance du ventre assez sympathique. :)
J'apprends qu'il s'agissait de faire réfléchir sur la place de la publicité dans l'espace public : ce n'était pas évident, mais j'apprécie. Savez-vous que Sao Paulo a une loi bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public, et que les habitants ne s'en portent que mieux ?

Voir :
http://owni.fr/2011/07/05/sao-paulo-ville-presque-sans-pub/
et
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

Écrit par : iGor | 21/08/2012

Juste l'espérance que ces intentions durent plus que 4 ans et que la politique culturelle genevoise ne puisse revenir ensuite en arrière.

Notre commune-ville est tellement petite que je serais pour une approche polycentrique sur toute la région du Grand Genève et pour l'intercommunalité. Je rêve que cela ne demeure pas un rêve.

Écrit par : Aude | 21/08/2012

L'art contemporain se mord souvent la queue, je m'explique. Il croit souvent se suffire à lui-même, replié sur sa propre dialectique, s'adressant à son monde clos, parlant aux initiés, répondant à d'autres artistes ou à d'autres installations, arborant son propre langage, c'est d''ailleurs sa démarche: créer son propre langage et faire sa propre expérience. Bref... il se présente comme auto-suffisant. Or, donner à comprendre est un signe de respect pour le "regardeur", à qui, tout particulièrement en des lieux publics fort fréquentés, ne peut que voir, subir, réagir... Je vous adresse donc un grand merci pour les sous-titres. Ce travail est indispensable, c'est enfin se sentir moins bête, être souverain, pouvoir se déterminer, s'exprimer, dialoguer... devenir vivant !

Écrit par : ANTHY IOANNIDES | 21/08/2012

@Aude: Les intentions durent certainement plus que 4 ans; après cela dépend de la confiance qu’accorderont les électrices et électeurs pour renouveler le mandat ;-)
Plus sérieusement, certains projets se concrétisent dans la durée. Il faut surtout insuffler une dynamique, et la porter sur un plan régional, en tout cas au niveau de l’agglomération qui inclut la France voisine et le district de Nyon (le "Grand Genève"), et si possible aussi au niveau de la région lémanique au sens large.
@Anthy: Merci du commentaire. Idéalement les "sous-titres" devraient être disponibles plus rapidement et plus facilement. Et l'art contemporain doit pouvoir sortir du piège de "l'auto-suffisance" que vous décrivez si bien.

Écrit par : Sami Kanaan | 22/08/2012

Pour rappel: j'ai intégré dans le texte initial le lien vers le site de l'association du Quartier des Bains qui explique la démarche; le voici encore une fois:
http://www.quartierdesbains.ch/bienvenue.php

Écrit par : Sami Kanaan | 22/08/2012

Je trouve ce débat intéressant mais plus fourni en idées générales qu'en arguments étayés. Comme si nous attendions que les choses avancent toutes seules.
Comme dit ailleurs nous manquons - en comparaison avec l'EU par ex. - de formations de haut niveau en gestion de la culture, ce qui nous rend moins libres en art que nos voisins. Qui peut gérer un projet Interreg au niveau du Grand Genève ormis les administrations publiques... et quelques autres que l'on compte sur les doigts d'une main sans doute.
Ces dynamiques sont à construire encore.

Pour le projet Kebab, il me semble que ce thème de la publicité est un peu répété depuis Warhol par ex. Rien de nouveau sauf les cris de personnes scandalisées pour un problème somme toute rebattu.

Au niveau des financements, aucun débat sur le cas P. Knüsel et Pro Helvetia en Suisse romande, pourtant il s'agit bien des financements. Sur notre continent il semble que les inégalités concernant les attributions des fonds pour la culture restent presaue stables: on dépense plus pour les cultures d'élite. Enfin... on s'agite mais rien ne change, personne ne sait pourquoi, ici, comme ailleurs, nous stagnons.

Écrit par : Aude | 24/08/2012

Plusieurs points:

1. L'art hors les murs.

Bonne idée. Pas nouvelle mais bonne. Quand il y a une véritable dimension esthétique ou conceptuelle qui est exprimée, sans avoir besoin de sous-titres. Picasso, Dubuffet, César, ne mettaient pas de texte d'explication à leurs oeuvres. Pas besoin. Toute explication dirige l'émotion et la réaction intellectuelle et va à sens contraire du champ de liberté de l'art.


2. L'argument.

La réflexion sur la place de la publicité? Argument tiré par les cheveux. La plupart des villes que je connais font déjà la part entre certains espaces où la publicité est visible et d'autres où il n'y en a pas. C'est aussi le cas à Genève. La publicité fait connaître des produits et prospérer des entreprises dans lesquelles les gens ont un emploi. Les entreprises subventionnent régulièrement des artistes et les font vivre. Pourquoi l'information commerciale serait-elle essentiellement visée et pas la publicité culturelle? Ce débat est orienté politiquement. La critique de la pub pour des marques est en général un cheval de bataille d'une certaine gauche qui est en lutte avec la liberté économique. Dans le passé c'étaient les princes qui entretenaient des artistes. Aujourd'hui c'est l'économie privée, souvent. C'est plus libre que quand c'est l'Etat, qui selon le parti au pouvoir choisit ses préférences selon l'appartenance de l'artiste plus que selon des critères objectifs.

Supprimer les affiches en villes? Avec déjà la pub des boîtes aux lettres de plus en plus refusée, la presse écrite qui n'atteint pas tout le monde, reste la pub TV, si chère qu'elle favorisera les très grosses boîtes. A moins qu'on ne la supprime aussi. On est libre de regarder ou non ce que l'on présente sous nos yeux: une pub, la couleur d'un immeuble ou ses formes, la couleur des trams, des voitures, les marques apposées sur les voitures, l'arrangement et les couleurs des vitrines, etc. Faudra-t-il voter pour contraindre les formes, couleurs, enseignes de magasins, etc, à une parfaite uniformité qui ne dérange personne?

Donc ces drapeaux sur le pont, cela enfonce une porte ouverte: la pub visuelle n'est pas partout. De plus où y a-t-il eu un débat sur le sujet? Les autorités qui délivrent les autorisations d'emplacement pour des affiches ont-elles organisé un colloque? Y a-t-il eu des débats en ville ou dans la presse, avec des responsables d'entreprises qui utilisent la pub en ville et des associations de consommateurs ou autres? Rien. Un coup dans l'eau, donc, ou un argument prétexte (j'allais dire bidon)? C'est bien dans l'air du temps: l'inutilité des actions entreprises, le manque ou l'absence de suivi, la bonne conscience d'avoir peut-être soulevé un sujet mais son inaboutissement total.


3. Si l'on a si peu d'exigence en matière artistique c'est navrant mais c'est signe d'une époque où il n'y a plus rien. Plus rien à dire, plus rien à défendre, plus rien à prétendre, plus de vraie ambition artistique ou intellectuelle. Et ceux et celles qui dirigent des institutions qui ensuite donnent un prix à une telle "oeuvrette" n'ont plus les idées en place. Si le graphisme que le concept ne passent pas sans une autre explication que "l'oeuvre" elle-même il n'y a plus de communication directe avec le public, qui doit passer par l'explication officielle pour former son esprit. Bourrage de crâne.

Un prétendu artiste qui produit cela se fout du monde. Ceux qui le choisissent se foutent du monde. Un peu d'exigence intellectuelle serait bienvenue. Qu'une oeuvre puisse au moins créer une émotion visuelle, un vrai choc intellectuel, que l'on ait envie de penser sur l'oeuvre sans avoir besoin d'un mode d'emploi ou d'une justification. La pub y réussit beaucoup mieux qu'un artiste de second plan.


Il y a 30 ans ou plus, Léo Ferré chantait "Il n'y a plus rien". Il avait juste un peu d'avance. Aujourd'hui on y est: il n'y a plus rien. A quand un grand coup de vent intellectuel pour balayer ce vide rempli de mots officiels, faute d'avoir su éveiller le spectateur?


A voir la parodie sur mon blog:

"Mont-Blanc: la dépendaison de l'art marchand"

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/08/27/mont-blanc-la-dependaison-de-l-art-marchand.html?c

Écrit par : hommelibre | 28/08/2012

Bon commentaire d'hommelibre.

Écrit par : Mère-Grand | 28/08/2012

En réponse à M. Hommelibre, il mes semble que Mrs Picasso, César et Dubuffet n'ont pas toujours été considérés comme de 'vrais' artistes et que les expressions 'ce n'est pas de l'art, c'est n'importe quoi' ou encore : 'mon gosse de 6 ans ferait de même et ça coûte pas des millions...' ont accompagné les œuvres de ces créateurs maintenant acceptés et même considérés classiques.


Ce que vous écrivez démontre, pour moi, que la question de la culture n'a jamais été approfondie dans notre région. Je sors des bibliothèques scientifiques de la ville avec une cargaison de livres sur la sociologie de l'art (politique des publics, réception, expressions extrêmes et donc scandales, cognition....) et comme d'habitude je constate que les pages sont collées, les livres n'ont jamais été ouverts bien que cette matière soit enseignée dans les écoles d'art à Genève.

Comme promis, j'ai aussi passé hier une demi-heure sur le pont du Mt-Blanc. J'ai tenté de contempler les drapeaux. Avant j'étais allée m'acheter un kebab vers la gare, histoire de me mettre dans l'ambiance... en descendant j'ai été rapidement immergée dans le bruit du trafic, puis remarqué qu'une grande partie des drapeaux étaient toujours entortillés sur leur mât. Cela pose la question du matériau visiblement non résolue.

L'impression générale, débats compris, reste celui d'une image de marque profitant au Quartier des Bains: nous avons parlé d'eux tout l'été et gratuitement dans la presse locale, les blogs, Facebook...
Excellent pour la vente, le style de vie, le marché de l'art car la place suisse est une des plus active au monde, l'économiste Nathalie Moureau explique très bien notre succès.


Pour conclure et par hasard je venais d'un chantier d'art contemporain ou des artistes romands exposés souvent dans les meilleurs réseaux internationaux me disaient: en Suisse romande on engage les artistes régionaux à moitié prix en général. Ici, nous avons fait bénévolement une partie de ce projet hors les murs et pour une population 'normale'. On aime ça mais la situation est spéciale pour les artistes ici... (je transpose).

Écrit par : Aude | 28/08/2012

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